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Cosimo yesterday
Le Zéro et l'Infini à la française Arthur Koestler avait compris que le totalitarisme n'a pas besoin de camps pour réduire l'individu à zéro. Il suffit que le parti devienne infini, que la logique de l'État supplante celle de la personne. Le macronisme, sans jamais franchir le seuil du régime autoritaire, reproduit en creux la mécanique que Koestler décrivait dans Le Zéro et l'Infini — un totalitarisme de façade, où la forme démocratique subsiste mais où le fond se dévide. ⚡ L'élimination des voix critiques Chez Koestler, Roubachof est jeté en prison. En France, on n'a pas besoin de prison : il suffit d'un suicide « bien opportun ». Éric Denécé, ancien officier du renseignement, est retrouvé mort dans son véhicule le 11 juin 2025. Un mois plus tard, Olivier Marleix, député LR qui s'apprêtait à publier Dissolution française, est retrouvé pendu. Les deux avaient dénoncé le « pacte de corruption » de la vente d'Alstom à General Electric. La thèse officielle est le suicide ; la coïncidence est troublante. Qu'il s'agisse de hasard ou d'élimination, l'effet est le même : la voix s'éteint, le dossier Alstom s'enfonce dans le silence. ⚡ La presse, instrument du parti Koestler écrivait que dans un régime totalitaire, « la presse est le premier instrument de la terreur ». En France, la terreur est plus subtile : elle passe par la concentration. Les grands médias sont détenus par des oligarchies qui ont financé, soutenu et amplifié l'ascension d'Emmanuel Macron. La critique existe, mais elle est cantonnée à des espaces marginaux. Le reste répète, reformule, recycle. Le « spectacle » n'a plus besoin de propagande : il a besoin de consensus. ⚡ La surveillance et l'autocensure Chez Koestler, le parti ne torture pas seulement les corps : il surveille les pensées. Roubachof sait qu'il est écouté ; il ne prononce plus un mot sans en mesurer la portée. Le macronisme n'a pas besoin de tortionnaires. Il a besoin de Chat Control et de DAC8. Chat Control — le règlement européen sur la prévention des abus sexuels sur enfants en ligne — a été adopté en juillet 2026 par le Parlement européen, prolongeant jusqu'en avril 2028 la dérogation qui autorise les plateformes à scanner les communications privées de leurs utilisateurs. L'objectif affiché est la lutte contre la pédopornographie ; la conséquence est une infrastructure de surveillance de masse légale, normalisée, institutionnalisée. Le chiffrement de bout en bout est exclu du périmètre actuel, mais « Chat Control 2.0 » est déjà à l'étude. La logique est koestlérienne : on ne surveille pas l'individu parce qu'il est suspect. On surveille tout le monde parce que la conséquence logique de la protection des mineurs exige le scan généralisé. DAC8, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, va plus loin encore dans la traçabilité : elle oblige les plateformes d'échange de crypto-actifs à collecter l'identité complète de chaque utilisateur et à transmettre l'intégralité de ses transactions aux autorités fiscales, avec échange automatique entre les 27 États membres. L'anonymat est aboli. Chaque transaction est reliée à un nom, archivée, partagée. Ce n'est pas de la lutte contre la fraude : c'est la construction d'un fichier de surveillance financière de masse, où l'individu doit prouver sa légitimité à chaque transaction. Le résultat est l'autocensure. Koestler décrivait le prisonnier qui ne pense plus qu'en termes de conséquences. Le citoyen sous Chat Control et DAC8 ne dit plus, n'achète plus, ne s'exprime plus qu'en mesurant qui regarde. La terreur n'est plus physique : elle est statistique. On se censure parce qu'on sait qu'on est compté. La vérification d'âge : le zéro et l'infini appliqués à l'identité C'est ici que la mécanique koestlérienne atteint sa forme la plus pure. En juillet 2026, le Parlement français vote l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le Conseil constitutionnel la censure le 14 août, au nom de la liberté d'expression et du droit à la vie privée — car interdire l'accès aux mineurs implique de vérifier l'âge de tous les utilisateurs, mineurs comme adultes. C'est l'arithmétique koestlérienne : pour protéger le zéro (l'enfant), on soumet l'infini (toute la population) à un contrôle d'identité généralisé. Emmanuel Macron, loin de se soumettre à la décision, exige une « rédaction juridiquement robuste » et, en septembre 2026, demande à Ursula von der Leyen de faire le travail au niveau européen. Le Conseil constitutionnel a dit non ; on contourne. La loi nationale est bloquée ; on la déplace à Bruxelles. C'est exactement le mécanisme que Koestler décrivait chez Roubachof : le parti ne reconnaît pas l'autorité du tribunal parce que la conséquence logique de sa doctrine ne peut être contrariée par la loi. La loi est un instrument du parti ; quand elle gêne, on la réécrit, on la déplace, on la fait voter ailleurs. Le « protéger les enfants » est la justification, comme le « bien du peuple » l'était chez Roubachof. La conséquence logique est la même : l'individu doit prouver son âge, son identité, sa légitimité avant d'accéder au moindre service en ligne. Le zéro n'est plus l'individu réduit à néant : c'est l'individu numérisé, réduit à un âge vérifiable, une identité contrôlée, une transaction traçée. L'infini, ce n'est plus le parti : c'est l'infrastructure. ⚡ Le procès-spectacle Chez Koestler, le procès de Roubachof est une mise en scène. En France, le procès est plus diffus : c'est l'ensemble du mandat présidentiel qui se joue sur la scène internationale. Donald Trump l'humilie publiquement, Vladimir Poutine le traite avec condescendance, Xi Jinping le contourne. Le président de la République française, chef d'un grand pays européen, est perçu par les autres puissances comme un guignol — un personnage qui croit jouer un rôle alors que la partition a été écrite ailleurs. La justice à deux vitesses Koestler décrivait un système où « l'individu n'a aucun recours ». En France, le recours existe — mais il est sélectif. François Fillon, condamné pour avoir fait travailler sa femme comme parlementaire fictive, a purgé sa peine. Marlène Schiappa, au cœur de l'affaire du Fonds Marianne (2,5 millions d'euros publics dont la gestion est qualifiée de « fiasco » par le Sénat), n'a pas été mise en examen à ce jour. Alexis Kohler, ancien secrétaire général de l'Élysée, a refusé de comparaître devant la commission d'enquête parlementaire sur le dérapage budgétaire — la procureure a estimé qu'il ne commettait « aucune infraction ». En septembre 2026, le Parquet national financier a requis un non-lieu dans son dossier de prise illégale d'intérêts (affaire MSC). La « justice à deux vitesses » n'est pas une accusation : c'est un constat. Le côté droit du parti est jugé ; le côté gauche est protégé. C'est l'arithmétique koestlérienne appliquée au droit : le zéro et l'infini ne sont pas deux pôles, mais deux faces d'une même négation de l'égalité devant la loi. ⚡ Le zéro et l'infini ne sont pas deux pôles : ce sont deux faces d'une même négation de la personne humaine. Chez Koestler, le parti était le nom de l'infini. En France, l'infini n'a pas de nom. Il a un Cerfa. ⚡ 😤
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Cosimo yesterday
Ne pas accorder de confiance à un Etat obèse qui ne sais pas dégraisser le mammouth, ne sachant créer que des taxes et encore des taxes 😡⚡ View quoted note →
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