Bonjour nostr!
En 1871, Minankourou Konté, chef du village de Faranbougou, décédait. La coutume d’alors imposait pour le remplacer de choisir le plus âgé de la famille des Konté.
Celui-ci déclina cette faveur et proposa Djéguery Sissoko, cousin des Konté qui était le plus vieux du village. Une partie des Konté accepta cette solution, tandis que l’autre la refusa. Après plusieurs jours de tractation, chaque clan désigna son chef de village.
Deux chefs ne pouvant gérer le même village, le clan de Djeguery Sissoko décida de s’installer ailleurs. Djéguéry, étant une personnalité mystérieuse, déclara que le site de son village serait là où on trouverait sa hache de nuit accrochée à un arbre particulier.
La recherche de la hache dura quelques mois pendant lesquels les dissidents séjournèrent à deux kilomètres du site actuel de Diéma. La hache fut découverte lors de l’abattage d’un éléphant et l’arbre sur lequel on la trouva correspond à l’emplacement actuel de la maison du chef de famille des Sissoko à Diéma.
À cette époque, le roi du Kaarta était El Hadj Omar Tall. Il fut informé du conflit. Devant les accusations de dissidence, Djéguéry Sissoko déclara au roi qu’il s’était simplement retiré dans un hameau pour cultiver. Le roi accepta cette version.
Ceux qui n’avaient pas accepté le départ de Djéguéry proposèrent alors au roi une stratégie pour vérifier ses dires. Ils imaginèrent de donner l’alarme en faisant résonner le grand tambour de Faranbougou. Au son de ce tambour, tous les hommes du village devaient se regrouper à Faranbougou.
En l’absence de Djéguéry et des siens, la dissidence serait avérée. Sentant le danger, une des sœurs de Djéguéry qui était restée à Faranbougou alla à cheval prévenir ses frères du piège et du moment où le tambour devait retentir. Les dissidents se regroupèrent pour répondre à l’appel.
Le fait de se rassembler à l’endroit où la hache fut découverte donna le nom de « Diéma ». Il est composé de « dié » qui signifie « association » et de « maou » qui signifie « personnes ».
À la suite de ce rassemblement, le roi accorda sa confiance à Djéguéry Sissoko et depuis se succèdent à Diéma alternativement des chefs de village aux noms de Sissoko ou de Konté.
En 1872, Diéma ne comptait que 22 familles qui pratiquaient l’agriculture et l’artisanat. Diéma a connu la colonisation en 1891 après la prise de Nioro du Sahel par le colonel Archinard. Pendant la colonisation, Diéma était chargée de la collecte des impôts et du recrutement d’hommes pour les travaux forcés.
Quatre hommes de Diéma sont morts pour la France pendant la guerre de 1914. En 39/45, Diéma a fourni 14 hommes à l’armée française et tous sont revenus.
Diéma a connu sa première école en 1935 et a été érigée en chef-lieu d’arrondissement en 1959.
Après l’indépendance, Diéma s’est étendue du fait de la pratique extensive de l’agriculture et est devenue chef-lieu de cercle en 1977.
Située au carrefour des routes vers la Mauritanie et le Sénégal, favorisant le développement des échanges et du commerce.
Chef-lieu de commune et de cercle dans la région de Nioro.
La ville-centre de la commune comptait 7 000 habitants en 1998 et, selon les estimations, 9 028 habitants en 2003.
La commune de Diéma regroupait la ville-centre, avant la régionalisation de Nioro du Sahel 15 villages et 14 hameaux mais actuellement, il regroupe 22 villages.
Elle dépasse aujourd’hui les 30 000 habitants. Les chefs de village sont les sissoko.
Excellente journée dominicale à tous !!!
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