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Susana Nunes
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Maman, entrepreneuse & un peu magicienne ✍️ J’écris sur la maternité, la paternité & l’invisible 👩‍❤️‍👨 Un bébé ne casse pas un couple, le manque d'outils si - j'aide les couples à s'y préparer 🎙️ Podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
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Mama_ourse 3 days ago
L'égoïsme est une qualité fondamentale indispensable quand on devient maman. Si tu es future ou jeune maman, relis cette phrase jusqu'à l'intégrer pleinement. Une femme que j'admire depuis des années a eu son quatrième enfant cette année. Elle a passé sa vie à défendre une idée : qu'il faut un village autour d'une mère, qu'il faut être là pour les autres pour être soutenue à son tour. Aujourd'hui, elle dit qu'elle n'a jamais imaginé être un jour aussi fière d'être la personne la plus égoïste qu'elle connaisse. Il lui a fallu quatre enfants pour comprendre qu'il y a des saisons pour tout. Des saisons pour être là pour les autres. Et des saisons pour ne penser qu'à soi. Le problème que je vois tous les jours c'est une société qui ne sait plus soutenir les jeunes mamans : tout le monde veut voir le bébé, peu s'assurent qu'elles mangent, qu'elles se douchent, que leur frigo est plein. C'est vrai, et c'est documenté : le suicide reste la première cause de mortalité maternelle en France jusqu'à un an après l'accouchement. Mais il y a un deuxième problème. Le corps d'une femme en post-partum a besoin qu'elle pense à elle. Physiquement, mentalement, biologiquement. Lui demander en plus de gérer les susceptibilités des autres, c'est une incohérence physiologique. Alors non, l'égoïsme n'est pas toujours un défaut. C'est même une grande qualité qui sauve la vie des jeunes mamans et elles devraient toutes le savoir. -- Je suis Susana, doula. Je passe ma vie à dire aux mères qu'elles ont le droit d'être égoïstes, et je ne compte pas m'arrêter. #postpartum #maternity #ego #nostrfr #parenting #birth
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Mama_ourse 2 weeks ago
On raconte la disparition du village autour des jeunes mères comme une affaire de société, une chaîne rompue quelque part entre les générations. Une partie de la vérité est plus inconfortable : certaines d'entre nous l'ont éloigné elles-mêmes. Je devais avoir 10 ans. Ma mère m'a donné une fessée parce que ma chambre n'était pas rangée. Je n'en avais aucun souvenir : c'est elle qui me l'a racontée cette semaine, en me parlant de ce qu'elle regrette dans sa façon de nous avoir élevées, moi et ma sœur, étonnée que je ne m'en souvienne pas. Avec cette scène est revenu un lien que je n'avais jamais fait : dès qu'une visite est prévue chez moi, je range et je nettoie à fond, par automatisme, avec cette idée qu'il faut que les gens se sentent accueillis. Enceinte, puis en post-partum, tenir ce rythme en permanence est devenu impossible. J'ai trouvé, petit à petit, des excuses, et les visites sont devenues de moins en moins fréquentes. Dans mon travail aujourd'hui, je retrouve ce réflexe presque partout. Une mère m'a raconté qu'elle a fini par décongeler les plats qu'elle avait elle-même préparés pour son post-partum, pour nourrir ses invités. Une autre, dont le fils est né un 20 décembre, s'est retrouvée à cuisiner le repas de Noël pour 12 personnes. Le sujet dépasse chacune de nous prise isolément. Une société qui ne transmet plus rien sur le maternage récupère des femmes qui, en plus d'être épuisées, n'osent même plus demander de l'aide, parce que demander suppose d'accueillir, et accueillir suppose d'être irréprochable. Je commence à comprendre pourquoi si peu de jeunes mères acceptent qu'on vienne les aider, que ses visites cuisinent chez elle ou sortent la poubelle. -- Je suis Susana, doula passionnée de la physiologie et du maternage. Je suis convaincue que pour changer le monde il faut commencer par la façon dont nous accueillons nos bébés et nous occupons de leurs mamans. #postpartum #maternity #matrescence #chargementale #parenting #sorority #nostrfr #doula
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Mama_ourse 3 weeks ago
J'ai travaillé dix ans dans la finance. Je pensais avoir fait le tour du sujet de l'argent. Puis j'ai changé de métier et j'ai commencé à accompagner des femmes en post-partum. Ce que j'ai découvert m'a choquée : une part énorme des femmes qui ont besoin de mon aide sont dans un état de dépendance financière complète vis-à-vis de leur conjoint. Plus d'épargne personnelle. Peu de ressources propres. Une carrière mise entre parenthèses parce que ça avait du sens pour le couple, à un moment où ça avait effectivement du sens pour le couple. Et une conséquence inacceptable : aujourd'hui, elles n'ont même même pas les moyens de quitter des situations toxiques ou violentes. Quand j'en parle, on pense souvent aux générations passées. Mais ce que je constate tous les jours ce n'est pas du tout un sujet d'archives. Ce sont des femmes de trente ans, diplômées, qui ont gagné leur vie, et qui se retrouvent quatre ans plus tard sans épargne à elles et avec un conjoint qui décide. Et non, ne venez pas me dire qu'elles n'avaient qu'à travailler. Une femme ne décide jamais seule de s'arrêter : c'est une décision de couple, prise en regardant le coût d'une place en crèche, les horaires de l'un, le salaire de l'autre. Deux adultes choisissent ensemble un arrangement dont une seule porte le risque financier. Je pense même l'inverse de ce qu'on entend partout. Pouvoir rester avec ses enfants les premiers mois devrait être un droit non négociable. Et si on comptait les économies que la société réalise sur le dos de ces femmes, en gardes non financées et en travail non rémunéré, on ne leur reprocherait pas de s'arrêter. On les paierait pour ce travail. #souverainetefinanciere #maternity #money #postpartum #nostrfr #couple #parenting
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Mama_ourse 3 weeks ago
La façon dont on traite la dépression du post-partum me pose un problème de fond. Je pense que les femmes réagissent de façon totalement appropriée à une société qui ne leur offre ni respect, ni véritable soutien vers la maternité. Beaucoup ne réalisent même pas le traumatisme qu'elles ont vécu pendant l'accouchement, parce qu'il est tellement normalisé que plus personne ne le voit, alors que leur corps en garde la mémoire. Elles essaient de redevenir comme avant, elles ne mangent pas assez, elles ne se reposent pas assez, et peu de personnes vérifient qu'elles sont en mesure de le faire. Alors se limiter au diagnostic d'une dépression, c'est une façon de se dédouaner. On médicalise, on colle une étiquette, on fait croire à une femme qu'elle est cassée et qu'elle a besoin d'être réparée, alors que sa biologie est en train de hurler que ce qu'on lui fait vivre n'est pas normal. Je veux être précise, parce que le sujet est trop grave pour rester dans le flou. Dire que la cause est systémique ne veut pas dire qu'il ne faut pas se faire aider. Une femme qui ne dort plus, qui a des pensées noires ou qui a peur d'elle-même a besoin d'un accompagnement réel, tout de suite. Ça ne fait pas d'elle quelqu'un de cassé, ça fait d'elle quelqu'un qui ne peut plus porter seule le poids d'un système défaillant. Et c'est là que le chiffre devient accablant. On estime que 85 % des femmes atteintes de dépression périnatale ne bénéficient d'aucune prise en charge thérapeutique. Plus de la moitié ne reçoivent même pas de diagnostic, et ce taux monte jusqu'à 70 % dans le post-partum. Le système diagnostique les mères, leur donne une étiquette médicale, et ne leur fournit même pas le soin qu'il prescrit. Il garde la logique de la responsabilité individuelle et abandonne la partie soin. #postpartumdepression #postpartum #mentalhealth #matrescence #maternity #birth #nostrfr #mothers #parenting
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Mama_ourse 1 month ago
Le nombre de femmes qui me disent qu'elles ne peuvent pas aller voir une psy du post-partum parce qu'elles n'ont personne pour garder leur bébé... Des femmes en dépression. Qui savent qu'elles vont mal. Qui ont trouvé la bonne personne. Et qui restent chez elles, parce que le rendez-vous suppose implicitement qu'elles arrivent les mains vides. Quand le suicide est la principale cause de mortalité des jeunes mamans en France, je trouve ça dingue qu'on ne sensibilise pas plus à ce sujet. On demande implicitement à une femme épuisée, isolée, qui allaite peut-être toutes les deux heures, de résoudre une équation logistique pour avoir le droit d'être aidée. Car même si personne ne lui a dit qu'elle ne pouvait pas venir avec son bébé, elle a très bien compris le message qu'on lui envoie depuis son premier trimestre, quand on lui a conseillé de déposer un dossier de crèche avant même d'avoir un ventre, parce que les places partent vite. Pendant ce temps, les hôtels no kids et les restaurants adults only se multiplient, au point que la Haute-Commissaire à l'Enfance a parlé en 2025 de dérive inacceptable et réuni les professionnels du tourisme. Le message est clair : la place des bébés et des enfants est en structure, pas avec leurs mamans dans des espaces publics. Un enfant est un inconvénient, et une femme accompagnée de son enfant aussi. Chaque jour, j'accompagne des jeunes mères. Avec un bébé en portage, au sein, ou en train de jouer à leurs pieds. Avec des enfants autour, du bruit, des interruptions. C'est leur réalité, donc c'est la mienne. Jamais je ne leur demanderais de s'adapter pour que je puisse les accompagner. Et si un rendez-vous doit être décalé parce que le bébé est malade ou agité, il n'y a aucun problème. Je suis passée par là. Alors si tu es en post-partum et que tu repousses depuis des semaines parce que tu n'as pas de relais : tu as le droit de prendre soin de toi AVEC ton bébé. Et tu n'as même pas à demander l'autorisation. Et aux professionnel.le.s de la périnatalité et de la santé mentale, une question bienveillante : combien de femmes ne franchissent jamais notre porte à cause d'une contrainte qu'on n'a jamais pensé à lever ? Et si on affichait partout que les bébés sont les bienvenus ? #postpartum #ppd #psychologue #doula #maternity #parenting #matrescence #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
"Vous n'aviez qu'à ne pas avoir d'enfants." C'est le commentaire que je reçois le plus souvent, dès que je parle de la fatigue du post-partum. Alors voilà les chiffres français, pour qu'on arrête de discuter à l'aveugle. L'Enquête nationale périnatale de 2021 a mesuré pour la première fois la santé mentale des mères à l'échelle nationale, deux mois après l'accouchement : 16,7 % présentent des symptômes dépressifs majeurs. Dans le même échantillon, 27,6 % présentent de l'anxiété et 5,4 % ont des idées suicidaires. La cohorte IGEDEPP, qui a suivi plus de trois mille femmes pendant un an, arrive à une incidence cumulée de 18,1 % sur la première année. Près d'une femme sur cinq. Une femme sur six à deux mois. Une sur cinq sur l'année. Si une entreprise sortait ces chiffres sur ses salariés, on auditerait l'entreprise. Si un secteur produisait ça, on ouvrirait une commission. Là, on regarde les femmes et on leur explique qu'elles l'ont bien cherché. On veut des bébés mais on oublie les mères. Ce commentaire que je reçois toutes les semaines n'est pas juste le manque de bienveillance et d'empathie d'une génération, c'est le résumé assez fidèle de notre politique périnatale : responsabiliser individuellement des femmes. Et il y a un chiffre pire que tous les autres, celui que j'ai gardé pour la fin. Je le détaille dans mon article sur Substack, lien en commentaire. #postpartum #depression #burnout #maternity #matrescence #mothers #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
Cette semaine, un futur père m'a demandé quoi mettre dans sa valise pour la maternité. Puis, il m'a envoyé une photo de son caleçon. Je lui avais envoyé une checklist complète, et je lui ai proposé d'autres ressources pour se préparer à soutenir sa compagne pendant l'accouchement et le post-partum. Il m'a répondu oui, et que mon travail était génial. Quelques jours plus tard, il m'envoyait une photo de son sexe "par erreur". Ce n'est pas la première fois. Mon métier consiste à préparer des hommes à la naissance de leur enfant, et pour le faire sérieusement je dois leur parler du corps de leur compagne : les contractions, la peur, l'intimité, la sexualité du post-partum. Je dois aussi laisser une porte ouverte, parce que ce qui fonctionne avec eux c'est de pouvoir poser leur question la plus bête à quelqu'un de réel. Cette porte, c'est ce qui rend mon travail efficace. C'est aussi ce qui me rend joignable par n'importe qui. Je pourrais en tirer la conclusion évidente et la fermer. Sauf que je connais la suite, je la vois se répéter partout : chaque fois qu'une femme abandonne ce terrain, un peu plus d'hommes arrivent en salle de naissance sans rien savoir. Et ce n'est pas eux qui en paient le prix, c'est la femme qui accouche à côté d'eux. Alors je continue, d'abord parce que je refuse de croire en un monde où les femmes vivent dans la méfiance des hommes. Puis, pour deux autres raisons. Mon mari d'abord. Il a sauvé mon premier allaitement, il m'a fait manger pendant mon deuxième travail alors que je repartais droit vers une césarienne, et il a compris tout seul, à un moment très précis, que sa présence ne m'aidait plus et qu'il devait quitter la pièce. Sa présence et son ancrage ont fait toute la différence. Mon fils ensuite. J'élève un garçon, et il me regarde travailler. Je continue pour lui montrer que je crois toujours profondément dans le masculin, que je crois en lui, dans sa puissance, dans son potentiel. Si je fermais la porte en décidant une bonne fois que les hommes sont dangereux et qu'on ne peut rien en faire, c'est exactement ça que je lui apprendrais de lui-même. Mon métier, c'est de faire ce travail d'éducation avec vingt ans de retard, sur des hommes adultes que personne n'a formés. Mon fils, lui, l'aura à l'heure. #birth #fathers #men #nostrfr #harcelement #doula
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Mama_ourse 2 months ago
La sage-femme est arrivée dix minutes après la naissance. Le père avait déjà reçu sa fille dans ses mains, défait le cordon enroulé autour de sa cheville, et posé le bébé sur la poitrine de sa mère. Quand il m'a raconté cette scène au micro de mon podcast, je lui ai demandé s'il avait eu peur. Sa réponse : non, pas du tout. Parce qu'il avait passé neuf mois à construire une confiance totale dans le corps de sa femme, dans la physiologie, dans la sage-femme qui les suivait. Cet homme est père de quatre filles, toutes nées à domicile, avec un suivi médical sérieux et une inscription en clinique à chaque grossesse, au cas où. Et il résume son rôle pendant les naissances en une phrase que je voudrais afficher dans toutes les préparations à l'accouchement : être présent sans être imposant, ne transmettre ni inquiétude ni angoisse, ne poser que des questions de confort. On parle beaucoup de préparer les femmes à accoucher. On parle très peu de préparer les hommes à accompagner. Pourtant, l'état émotionnel du partenaire le jour de la naissance fait partie des conditions dans lesquelles une femme accouche. Un homme paniqué transmet sa panique. Un homme préparé devient un point d'appui. J’ai participé à un séminaire avec Michel Odent, obstétricien français reconnu qui a accompagné des centaines d’accouchements à domicile, et il était très clair sur le sujet : souvent dans un accouchement, son principal rôle n’était pas d’accompagner la femme qui accouche. Son rôle était d’inviter le père à aller prendre un café avec lui, pour faire sortir ses angoisses de la chambre. Ce même père que j'ai interviewé est devenu hypnothérapeute. Il accompagne aujourd'hui des hommes en cabinet et voit revenir deux sujets chez presque tous : le rapport à leur propre père et leur place dans le couple une fois le bébé arrivé. Deux chantiers immenses, dont personne ne s'occupe avant la naissance, et qui coûtent très cher après. Il suffit de regarder les statistiques de séparations de couples dans l'année qui suit la naissance d'un bébé. C'est exactement pour ça que j'ai créé Gardiens de la Naissance : parce qu'un père préparé change le vécu de la mère, la santé du couple et l'accueil du bébé. Et parce que ces hommes existent, qu'ils sont prêts à s'impliquer, à condition qu'on leur fasse une vraie place. L'épisode complet est sur @Fountain : #paternity #birth #value4value #parenting #postpartum #pregnancy #fatherhood #doula #couple #homebirth #nostrfr
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Mama_ourse 3 months ago
Jérémy Doku a annoncé qu'il voulait quitter la Coupe du Monde 2026 pour être là à la naissance de son fils. France Pierron a répondu à l'antenne que sa présence ne servirait à rien, que l'accouchement est un "moment dégueulasse", que le père y joue un "rôle de figurant". Elle s'est excusée le lendemain mais le terreau dans lequel cette phrase pousse, lui, n'a pas disparu. On vient d'allonger le congé paternité. Le 1er juillet, un congé supplémentaire de naissance entre en vigueur : 1 à 2 mois supplémentaires par parent, indemnisés. Ce sont de vraies avancées. Mais elles ne répondent pas à la question fondamentale : quel est le message qu'on leur envoie encore aujourd'hui ? Prépare les pères à ce qu'ils vont vivre dans ces semaines-là ? Des séances de préparation à la naissance conçues pour la mère. Un monde professionnel qui les traite exactement pareil avant et après la naissance. Quand tout le système dit "ta présence n'est pas vraiment nécessaire", ce n'est pas étonnant que certains le croient. Leur volonté n'est pas en cause. Leur préparation, si. La place du père à la naissance ne se décrète pas. Elle se construit, ensemble, avant. Et toi, que penses-tu des propos de France Pierron ? #paternity #nostrfr #naissance #worldcup #congepaternite #congenaissance #coupedumonde #accouchement #maternité #grossesse #postpartum #birth image
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Mama_ourse 3 months ago
Ces dernières semaines, des rassemblements ont eu lieu partout en France pour exiger une meilleure protection des enfants. J'ai cherché les hommes dans les photos : ils étaient quasi absents. Ce constat m'a ramenée à un autre : les femmes qui se battent depuis des années pour un congé paternité paritaire, pour que les pères aient le droit légal d'être là à la naissance de leur enfant. Ce sont aussi des femmes, majoritairement. En France, 28 jours de congé paternité. Et depuis le 1er juillet 2026, jusqu'à 2 mois de congé naissance supplémentaires entrent en vigueur, à 70% puis 60% du salaire. Une avancée. Pas à parité. En Espagne, c'est 16 semaines à 100%. En Islande, 3 mois non-transférables : si le père ne les prend pas, ils sont perdus. Résultat : 90% des pères islandais prennent leur congé. En France, moins d'un père sur deux prend même les 28 jours actuels. Ce n'est pas une critique des hommes. C'est une critique d'un système qui ne leur a jamais vraiment dit que leur présence comptait. Qui a construit leur identité autour de la performance, pas de la présence. Et qui, au final, laisse les femmes porter seules deux combats qui devraient être partagés. Je ne crois pas que les hommes ne veulent pas être présents. Je crois que le système ne les a jamais vraiment invités à l'être. Qu'on leur a construit une identité autour de la performance, de la productivité, du rôle de pourvoyeur, et qu'on n'a jamais valorisé, dans leur masculinité, leur capacité à tenir un enfant dans les bras, à être là dans la vulnérabilité des premiers jours. Tout mon travail part de cette conviction : il est possible de construire un autre paradigme. Où les hommes reprennent leur juste place. Pas celle qu'on leur a assignée, pas celle qu'on leur a apprise à tenir, mais leur vraie place : dans la famille, dans le couple, dans la vie de leurs enfants. Avec toute leur force et toute leur douceur. Pas pour soulager les femmes. Pour qu'ils soient entiers, eux aussi. Et peut-être, à terme, pour qu'on n'ait plus à marcher seules pour des droits qui devraient être réclamés ensemble. #paternity #congepaternite #naissance #postpartum #babyclash #parenting #protectiondesenfants #nostrfr image
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Mama_ourse 3 months ago
72 % des entrepreneuses ne prennent pas leur congé maternité en entier. 34 % reprennent le travail une semaine après avoir accouché. image Une semaine. Avec un tout petit bébé, un corps qui saigne encore, un système nerveux qui n'a pas commencé à récupérer. Parce que quatre mois d'arrêt pour une indépendante, ce n'est pas la même chose que quatre mois d'arrêt pour une salariée. C'est six à neuf mois de chiffre d'affaires en moins, parce qu'une activité qui s'arrête met du temps à redémarrer. Les indemnités existent (environ 2 900 euros par mois en 2026), mais elles ont été pensées en miroir du régime salarié, sans tenir compte de cette réalité-là. Et, de l'autre côté, les pères entrepreneurs ce n'est pas mieux. Ils ont du mal à prendre un vrai congé paternité, surtout que les indemnités pour les indépendants sont inférieures à celles des salariés, et même inférieures à celles des femmes entrepreneurs. Une inégalité étonnante mais documentée, et pour l'instant sans recours. J'ai voulu explorer tout ça dans un épisode de Gardiens de la Naissance avec Solène Pignet, coach stratégique spécialisée grossesse et entrepreneuriat depuis 11 ans. Elle parle de droits, de chiffres, d'organisation du couple, et du coût réel de ne pas anticiper, pas seulement pour le business, mais pour la santé, le couple, et le lien avec l'enfant. Ce qui m'a le plus marquée dans notre échange : la grossesse n'est pas une période à survivre. C'est souvent le moment qui force les meilleures décisions stratégiques qu'une entrepreneuse prendra dans sa carrière. Déléguer, structurer, créer des revenus moins dépendants de sa présence, c'est rarement fait par choix. C'est fait par nécessité. Et une fois en place, ça reste. → L'épisode avec Solène est disponible sur @Fountain : #entrepreneuriat #grossesse #congematernite #congepaternite #freelance #autoentrepreneur #postpartum #futurpapa #coupleentrepreneur #gardiensnaissance #nostrfr #value4value
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Mama_ourse 3 months ago
Les hommes ont été programmés pour être les héros. À l'accouchement, c'est exactement ça le problème. Des décennies de programmation leur ont transmis un message très précis : agir, résoudre, protéger en faisant quelque chose. Ces réflexes leur ont bien servi partout ailleurs. En salle de naissance, ils travaillent contre eux et contre elle, parce qu'une femme en travail n'a pas besoin d'être sauvée. Elle a besoin d'une présence qui accueille tout ce qui se passe sans paniquer, sans chercher à résoudre, sans entrer dans sa bulle pour l'en sortir. Tenir sans agir. Rester ancré pendant qu'elle traverse quelque chose d'immense. C'est un rôle à part entière, et il est à l'opposé du réflexe du héros. Pour que le travail progresse, le cerveau de la femme doit produire de l'ocytocine en continu. Cette hormone s'effondre au moindre stress dans la pièce. Si elle sort de sa bulle pour gérer la panique de son partenaire, l'ocytocine chute et le travail peut se bloquer. Sa présence à lui influence directement la physiologie de l'accouchement, qu'il le sache ou non. J'ai créé Gardiens de la Naissance parce que j'ai observé, dans ma propre expérience et dans des centaines de témoignages, ce que ça change quand un homme arrive préparé à ce rôle. 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. Une partie de ce chiffre est directement liée à ce moment et à ce qui se joue dedans. Tenir l'espace sans agir, filtrer sans contrôler, rester ancré quand l'intensité monte : ça s'apprend. C'est ce que je propose avec Gardiens de la Naissance : www.gardiensdelanaissance.com #paternity #birth #man #doula #fathers #nostrfr #gardiendelanaissance
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Mama_ourse 4 months ago
J'avoue que je n'avais jamais entendu un homme parler de l'endométriose comme ça. Jérôme accompagne l'endométriose de sa compagne depuis 9 ans, il prend ses rendez-vous médicaux à sa place parce qu'elle a peur d'entendre ce qu'on va lui dire, il se fait même opérer pour lui enlever une contrainte de plus... Et il ne présente rien de tout ça comme un sacrifice. Il dit simplement qu'on partage les choses dans un couple et que ça ne se limite pas à la vaisselle. Et ce commentaire, qui semble si évident, m'a beaucoup fait réfléchir. Je crée du contenu pour préparer les futurs pères à la naissance. Et Jérôme m'a rappelé que tout ce travail-là (maîtriser la présence, l'écoute, la capacité à tenir à côté de quelqu'un sans minimiser ni prendre le contrôle...), ne s'arrête pas au seuil de la maternité. Ça concerne aussi une maladie chronique. Des années de douleurs. Un quotidien qui demande des ajustements permanents. Son témoignage dans le dernier épisode du podcast parle de ça. Mais aussi de beaucoup d'autres choses : - Père à 19 ans, encore à l'armée, grossesse non planifiée : il dort trois mois sur une chaise d'hôpital pour soutenir sa partenaire - Debout dans un coin pendant tout l'accouchement de son fils, sans qu'un seul membre de l'équipe lui adresse la parole - Treize ans à se battre pour garder le lien avec son fils après une séparation conflictuelle, garde refusée à chaque audience - Son fils qui l'appelle à 15 ans pour venir habiter chez lui - Exclu d'une échographie parce que le médecin avait besoin de "se concentrer" : il ne remet jamais les pieds dans ce cabinet - Sa deuxième fille qui arrive le jour même où la famille enterre le premier des jumeaux de son frère, décédés quelques jours après leur naissance - Tout quitter, le Luxembourg, les nuits en sécurité, le salaire fixe, pour une ferme dans le Sud et son seul regret : ne pas l'avoir fait plus tôt Trente ans de paternité, sans filtre. L'épisode est disponible sur Fountain et sur toutes les plateformes de podcast : #fathers #endometriose #birth #postpartum #nostrfr #value4value @Fountain
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Mama_ourse 4 months ago
Dire que c'est la faute des hommes le fait qu'on soit complétement démunies en post-partum, c'est facile. Se demander ce qu'il y a vraiment derrière et quelles solutions on peut mettre en place bien moins. #nostrfr #couple #parenting
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Mama_ourse 4 months ago
Comment ça se fait que 50 % des couples envisagent de se séparer dans l’année qui suit la naissance d’un bébé, que 25 % finissent réellement par le faire… et qu’il n’existe toujours AUCUNE préparation du couple dans les préparations à la naissance ? #nostrfr
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Mama_ourse 4 months ago
La majorité des personnes qui achètent Gardiens de la Naissance sont des femmes. Des femmes qui le font dans l'espoir que leur compagnon écoute le programme. Et le pire ce n'est pas que les pères ne veulent pas bien faire, s'impliquer. C'est qu'ils ont appris, depuis toujours, que demander de l'aide, c'est admettre qu'on n'est pas à la hauteur. Depuis un an, j'interviewe des pères dans le podcast Gardiens de la Naissance. Je connais leurs objections par cœur : "Je n'ai pas besoin qu'on m'apprenne à être un bon père." "Je n'ai pas le temps." "Je ne veux pas être spoilé." Et voilà ce que j'entends vraiment derrière : "Si j'ai besoin d'aide, c'est que je ne suis pas naturellement à la hauteur." "Être occupé m'évite de m'asseoir avec ce qui se passe vraiment." "Si je me prépare, je devrai regarder ce que j'ai peur de trouver." Ce ne sont pas des arguments, ce sont des protections. Des mécanismes hérités d'une socialisation qui a appris à ces hommes que la vulnérabilité, c'est l'échec. Le résultat concret : 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. La majorité des pères que j'ai interviewés qui ont fini par faire de la thérapie l'ont fait après un burn-out. Parce qu'il fallait atteindre un mur pour reconnaître ce besoin d'écoute, soutien, accompagnement. Des pères mieux accompagnés font toute la différence pour leur famille. Ce n'est pas un sujet de développement personnel, c'est un sujet de santé publique. #Paternity #mentalhealth #PostPartum #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #burnout
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Mama_ourse 4 months ago
1 père sur 8 vit une dépression post-natale. La quasi-totalité ne reçoit aucune aide. Déjà parce qu'ils ne sont pas du tout conscients, ensuite parce qu'il y a peu d'espaces et de ressources spécifiquement pour eux. Depuis que j'interviewe des pères pour le podcast Gardiens de la Naissance, je leur demande souvent : "Toi, comment as-tu vécu tout ça ?" À chaque fois, ça les surprend. Parce que c'est souvent la première fois qu'on la leur pose. Ce que j'entends ensuite : des deuils non faits, des traumatismes périnataux non reconnus, des burn-out qu'ils ont attendus pour "avoir l'excuse" d'aller voir un psy. Des hommes qui ont dû "être forts" pendant des moments où ils s'effondraient intérieurement. La dépression et l'anxiété paternelles ne ressemblent pas à ce qu'on imagine. Pas à des larmes. Plutôt à de l'irritabilité, du détachement, des heures supplémentaires, une incapacité à demander de l'aide. Ce n'est pas un sujet de niche. C'est un sujet de santé publique. Parce qu'un jeune père qui ne va pas bien c'est toute une famille qui ne va pas bien. Les recherches sont claires : quand les pères vont bien émotionnellement, c'est toute la famille qui est protégée. Le développement de l'enfant, la relation de couple, la santé maternelle. Un père qui va bien, c'est une fondation. Pas un luxe. J'en parle chaque semaine dans la newsletter Gardiens de la Naissance, avec des ressources concrètes pour les pères et pour ceux qui les entourent. #SanteMentale #PostPartum #Paternity #nostrfr #father #dad #parenting #RH #ProfessionnelsDeLaPérinatalité #GardiensDeLaNaissance #burnout
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Mama_ourse 5 months ago
Je l'entends souvent dans les témoignages de jeunes mamans : leur partenaire n'est pas violent, il n'est pas absent au sens physique du terme, mais il n'est pas vraiment là. Et la femme, elle, finit par tout porter, la charge mentale, la charge émotionnelle, la charge relationnelle. Sans que personne n'ait voulu ça. Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, j'ai eu une conversation avec Zeinab Ben Slimane, experte en trauma et système nerveux, sur ce que ce déséquilibre dit du masculin blessé, et sur ce qu'on peut en faire. Ce qu'elle pointe est précis : le masculin blessé ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Il peut être dans le contrôle. Mais il peut aussi être dans l'effacement total, et c'est cette deuxième forme qui est la plus invisible, la plus répandue, et souvent la plus difficile à nommer. Ce que j'ai trouvé vraiment bien dans cette conversation, c'est qu'elle ne pointe personne du doigt. Elle explique d'où ça vient, comment le trauma se transmet biologiquement de génération en génération, et ce que les deux partenaires peuvent faire pour changer la dynamique. Un épisode pour les futurs pères et les couples qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface et avancer vers plus d'équilibre, ensemble. Par ici : #paternity #couple #trauma #masculin #nostrfr #systemenerveux #parenting #gardiensdelanaissance #value4value #guerisoninterieure #father @Fountain
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Mama_ourse 5 months ago
On parle beaucoup de la femme en période de préconception d'un bébé. Son alimentation, ses cycles, ses bilans. Et c'est légitime. Mais à que moment parle-t-on de l'impact de la santé de l'homme dans cette histoire ? La qualité du sperme (sa mobilité, l'état de l'ADN qu'il transporte...) se construit sur les deux à trois mois qui précèdent la conception. Ce n'est pas figé, c'est vivant, et c'est directement influencé par ce qu'il fait au quotidien, son hygiène de vie. Et cela a un impact pas que sur la conception et la santé du bébé, mais aussi sur les nausées du premier trimestre, les fausses couches, le bon fonctionnement du placenta. Je suis consciente que ce n'est pas une information facile à recevoir par beaucoup d'hommes, qui se sentent déjà visés au quotidien par tout un tas d'injonctions. Mais en être conscient ça change tout. Cela veut dire qu'ils ont un vrai rôle à jouer dès la préconception. Cela leur donne une fenêtre d'action réelle. Concrètement : la chaleur excessive (bonjour les caleçons synthétiques trop serrés), le tabac qui fragmente l'ADN spermatique, l'alcool en excès, le stress chronique qui impacte la testostérone, certains perturbateurs endocriniens du quotidien... tout ça joue. Quelques ajustements sur trois mois font une vraie différence biologique. Mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est ce que ça change dans la tête. Quand un futur père comprend qu'il est déjà acteur, pas en soutien, pas en spectateur bienveillant, mais biologiquement dans le jeu, quelque chose se déplace. Le projet d'enfant n'est plus porté par un seul corps. Il est cocréé, depuis le départ. C'est justement le sujet d'un épisode bonus de Gardiens de la Naissance : #paternity #preconception #fertility #epigenetics #futurpapa #parenting #gardiensdelanaissance #pregnancy #nostrfr
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Mama_ourse 5 months ago
Sébastien est père de cinq enfants. Lorsque je l'ai interviewé pour le podcast, je m'attendais à quelqu'un qui me parlerait de paternité avec l'assurance de celui qui a depuis longtemps trouvé sa place. Ce que j'ai eu à la place, c'est un homme qui a commencé par me décrire, avec une tranquillité presque amusée, le père qu'il n'avait pas été. À son premier accouchement, il se décrit lui-même comme le cameraman. Présent techniquement, mais spectateur d'une aventure qui se passait dans le corps de sa compagne et pas vraiment dans le sien. Il allait travailler. Il rentrait. Il subvenait aux besoins. Sa compagne se sentait seule, et lui ne s'en rendait pas compte. Ce qui change au deuxième enfant, c'est un geste simple : l'haptonomie. Il pose ses mains sur le ventre de sa compagne, il appelle le bébé, le bébé vient. "Je n'étais plus en marge de quelque chose", dit-il. Pour la première fois, la grossesse devient réelle pour lui aussi, depuis l'extérieur. Il passe de cameraman à acteur (de nouveau ses mots). Et, à chaque naissance suivante, quelque chose se construit un peu plus : le portage, la présence à l'accouchement, un lien d'attachement qui change progressivement la dynamique du couple et de la famille entière. Ce que j'observe depuis que j'accompagne des familles autour de la naissance : les pères ne sont pas absents parce qu'ils ne veulent pas être là. Ils sont perdus parce que personne ne leur a montré comment entrer dans la danse. Et cette absence a des conséquences réelles, pour la mère qui porte plus, pour le couple qui s'étiole doucement, pour l'enfant qui le ressent. Sébastien le dit avec une précision qui va au-delà du ressenti : les taux de testostérone qui baissent chez le père impliqué, les changements neurologiques liés à la proximité avec le nouveau-né, la densité du lien d'attachement quand on s'y donne vraiment. Et quand ce lien est là, la mère peut souffler. Le couple respire. Les enfants le sentent. Un père mieux préparé, c'est une mère qui va mieux, un couple qui tient, une famille qui respire différemment. C'est pour ça que ce podcast existe : faire circuler ces témoignages, vers les pères, vers les femmes, vers les professionnels qui accompagnent des familles. L'épisode complet avec Sébastien est ici : Tu l'entendras parler également de la solitude de la traversée du deuil périnatal en tant que père et de son 5ème enfant, "le boss de dernier niveau". #paternity #birth #naissance #father #death #attachement #maternity #haptonomie #deuil #parenting #value4value #couple #nostrfr @Fountain