Ces dernières semaines, des rassemblements ont eu lieu partout en France pour exiger une meilleure protection des enfants.
J'ai cherché les hommes dans les photos : ils étaient quasi absents.
Ce constat m'a ramenée à un autre : les femmes qui se battent depuis des années pour un congé paternité paritaire, pour que les pères aient le droit légal d'être là à la naissance de leur enfant. Ce sont aussi des femmes, majoritairement.
En France, 28 jours de congé paternité. Et depuis le 1er juillet 2026, jusqu'à 2 mois de congé naissance supplémentaires entrent en vigueur, à 70% puis 60% du salaire. Une avancée. Pas à parité. En Espagne, c'est 16 semaines à 100%. En Islande, 3 mois non-transférables : si le père ne les prend pas, ils sont perdus. Résultat : 90% des pères islandais prennent leur congé. En France, moins d'un père sur deux prend même les 28 jours actuels.
Ce n'est pas une critique des hommes. C'est une critique d'un système qui ne leur a jamais vraiment dit que leur présence comptait. Qui a construit leur identité autour de la performance, pas de la présence. Et qui, au final, laisse les femmes porter seules deux combats qui devraient être partagés.
Je ne crois pas que les hommes ne veulent pas être présents. Je crois que le système ne les a jamais vraiment invités à l'être. Qu'on leur a construit une identité autour de la performance, de la productivité, du rôle de pourvoyeur, et qu'on n'a jamais valorisé, dans leur masculinité, leur capacité à tenir un enfant dans les bras, à être là dans la vulnérabilité des premiers jours.
Tout mon travail part de cette conviction : il est possible de construire un autre paradigme. Où les hommes reprennent leur juste place. Pas celle qu'on leur a assignée, pas celle qu'on leur a apprise à tenir, mais leur vraie place : dans la famille, dans le couple, dans la vie de leurs enfants. Avec toute leur force et toute leur douceur.
Pas pour soulager les femmes. Pour qu'ils soient entiers, eux aussi.
Et peut-être, à terme, pour qu'on n'ait plus à marcher seules pour des droits qui devraient être réclamés ensemble.
#paternity #congepaternite #naissance #postpartum #babyclash #parenting #protectiondesenfants #nostrfr

72 % des entrepreneuses ne prennent pas leur congé maternité en entier. 34 % reprennent le travail une semaine après avoir accouché.

Une semaine. Avec un tout petit bébé, un corps qui saigne encore, un système nerveux qui n'a pas commencé à récupérer.
Parce que quatre mois d'arrêt pour une indépendante, ce n'est pas la même chose que quatre mois d'arrêt pour une salariée. C'est six à neuf mois de chiffre d'affaires en moins, parce qu'une activité qui s'arrête met du temps à redémarrer. Les indemnités existent (environ 2 900 euros par mois en 2026), mais elles ont été pensées en miroir du régime salarié, sans tenir compte de cette réalité-là.
Et, de l'autre côté, les pères entrepreneurs ce n'est pas mieux. Ils ont du mal à prendre un vrai congé paternité, surtout que les indemnités pour les indépendants sont inférieures à celles des salariés, et même inférieures à celles des femmes entrepreneurs. Une inégalité étonnante mais documentée, et pour l'instant sans recours.
J'ai voulu explorer tout ça dans un épisode de Gardiens de la Naissance avec Solène Pignet, coach stratégique spécialisée grossesse et entrepreneuriat depuis 11 ans. Elle parle de droits, de chiffres, d'organisation du couple, et du coût réel de ne pas anticiper, pas seulement pour le business, mais pour la santé, le couple, et le lien avec l'enfant.
Ce qui m'a le plus marquée dans notre échange : la grossesse n'est pas une période à survivre. C'est souvent le moment qui force les meilleures décisions stratégiques qu'une entrepreneuse prendra dans sa carrière. Déléguer, structurer, créer des revenus moins dépendants de sa présence, c'est rarement fait par choix. C'est fait par nécessité. Et une fois en place, ça reste.
→ L'épisode avec Solène est disponible sur
@Fountain :
https://fountain.fm/episode/FWGJTFEJUbswJmhG1ZXk
#entrepreneuriat #grossesse #congematernite #congepaternite #freelance #autoentrepreneur #postpartum #futurpapa #coupleentrepreneur #gardiensnaissance #nostrfr #value4value
Les hommes ont été programmés pour être les héros. À l'accouchement, c'est exactement ça le problème.
Des décennies de programmation leur ont transmis un message très précis : agir, résoudre, protéger en faisant quelque chose. Ces réflexes leur ont bien servi partout ailleurs. En salle de naissance, ils travaillent contre eux et contre elle, parce qu'une femme en travail n'a pas besoin d'être sauvée. Elle a besoin d'une présence qui accueille tout ce qui se passe sans paniquer, sans chercher à résoudre, sans entrer dans sa bulle pour l'en sortir. Tenir sans agir. Rester ancré pendant qu'elle traverse quelque chose d'immense. C'est un rôle à part entière, et il est à l'opposé du réflexe du héros.
Pour que le travail progresse, le cerveau de la femme doit produire de l'ocytocine en continu. Cette hormone s'effondre au moindre stress dans la pièce. Si elle sort de sa bulle pour gérer la panique de son partenaire, l'ocytocine chute et le travail peut se bloquer. Sa présence à lui influence directement la physiologie de l'accouchement, qu'il le sache ou non.
J'ai créé Gardiens de la Naissance parce que j'ai observé, dans ma propre expérience et dans des centaines de témoignages, ce que ça change quand un homme arrive préparé à ce rôle. 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. Une partie de ce chiffre est directement liée à ce moment et à ce qui se joue dedans.
Tenir l'espace sans agir, filtrer sans contrôler, rester ancré quand l'intensité monte : ça s'apprend.
C'est ce que je propose avec Gardiens de la Naissance : www.gardiensdelanaissance.com
#paternity #birth #man #doula #fathers #nostrfr #gardiendelanaissance
J'avoue que je n'avais jamais entendu un homme parler de l'endométriose comme ça.
Jérôme accompagne l'endométriose de sa compagne depuis 9 ans, il prend ses rendez-vous médicaux à sa place parce qu'elle a peur d'entendre ce qu'on va lui dire, il se fait même opérer pour lui enlever une contrainte de plus...
Et il ne présente rien de tout ça comme un sacrifice. Il dit simplement qu'on partage les choses dans un couple et que ça ne se limite pas à la vaisselle.
Et ce commentaire, qui semble si évident, m'a beaucoup fait réfléchir. Je crée du contenu pour préparer les futurs pères à la naissance. Et Jérôme m'a rappelé que tout ce travail-là (maîtriser la présence, l'écoute, la capacité à tenir à côté de quelqu'un sans minimiser ni prendre le contrôle...), ne s'arrête pas au seuil de la maternité. Ça concerne aussi une maladie chronique. Des années de douleurs. Un quotidien qui demande des ajustements permanents.
Son témoignage dans le dernier épisode du podcast parle de ça. Mais aussi de beaucoup d'autres choses :
- Père à 19 ans, encore à l'armée, grossesse non planifiée : il dort trois mois sur une chaise d'hôpital pour soutenir sa partenaire
- Debout dans un coin pendant tout l'accouchement de son fils, sans qu'un seul membre de l'équipe lui adresse la parole
- Treize ans à se battre pour garder le lien avec son fils après une séparation conflictuelle, garde refusée à chaque audience
- Son fils qui l'appelle à 15 ans pour venir habiter chez lui
- Exclu d'une échographie parce que le médecin avait besoin de "se concentrer" : il ne remet jamais les pieds dans ce cabinet
- Sa deuxième fille qui arrive le jour même où la famille enterre le premier des jumeaux de son frère, décédés quelques jours après leur naissance
- Tout quitter, le Luxembourg, les nuits en sécurité, le salaire fixe, pour une ferme dans le Sud et son seul regret : ne pas l'avoir fait plus tôt
Trente ans de paternité, sans filtre. L'épisode est disponible sur Fountain et sur toutes les plateformes de podcast :
https://fountain.fm/episode/OpnYA79zCLDpQWLfnQne
#fathers #endometriose #birth #postpartum #nostrfr #value4value
@Fountain
Dire que c'est la faute des hommes le fait qu'on soit complétement démunies en post-partum, c'est facile.
Se demander ce qu'il y a vraiment derrière et quelles solutions on peut mettre en place bien moins.
#nostrfr #couple #parenting
Comment ça se fait que 50 % des couples envisagent de se séparer dans l’année qui suit la naissance d’un bébé, que 25 % finissent réellement par le faire… et qu’il n’existe toujours AUCUNE préparation du couple dans les préparations à la naissance ?
#nostrfr
La majorité des personnes qui achètent Gardiens de la Naissance sont des femmes. Des femmes qui le font dans l'espoir que leur compagnon écoute le programme.
Et le pire ce n'est pas que les pères ne veulent pas bien faire, s'impliquer. C'est qu'ils ont appris, depuis toujours, que demander de l'aide, c'est admettre qu'on n'est pas à la hauteur.
Depuis un an, j'interviewe des pères dans le podcast Gardiens de la Naissance. Je connais leurs objections par cœur :
"Je n'ai pas besoin qu'on m'apprenne à être un bon père."
"Je n'ai pas le temps."
"Je ne veux pas être spoilé."
Et voilà ce que j'entends vraiment derrière :
"Si j'ai besoin d'aide, c'est que je ne suis pas naturellement à la hauteur."
"Être occupé m'évite de m'asseoir avec ce qui se passe vraiment."
"Si je me prépare, je devrai regarder ce que j'ai peur de trouver."
Ce ne sont pas des arguments, ce sont des protections. Des mécanismes hérités d'une socialisation qui a appris à ces hommes que la vulnérabilité, c'est l'échec.
Le résultat concret : 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. La majorité des pères que j'ai interviewés qui ont fini par faire de la thérapie l'ont fait après un burn-out. Parce qu'il fallait atteindre un mur pour reconnaître ce besoin d'écoute, soutien, accompagnement.
Des pères mieux accompagnés font toute la différence pour leur famille. Ce n'est pas un sujet de développement personnel, c'est un sujet de santé publique.
#Paternity #mentalhealth #PostPartum #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #burnout
1 père sur 8 vit une dépression post-natale.
La quasi-totalité ne reçoit aucune aide. Déjà parce qu'ils ne sont pas du tout conscients, ensuite parce qu'il y a peu d'espaces et de ressources spécifiquement pour eux.
Depuis que j'interviewe des pères pour le podcast Gardiens de la Naissance, je leur demande souvent : "Toi, comment as-tu vécu tout ça ?"
À chaque fois, ça les surprend. Parce que c'est souvent la première fois qu'on la leur pose.
Ce que j'entends ensuite : des deuils non faits, des traumatismes périnataux non reconnus, des burn-out qu'ils ont attendus pour "avoir l'excuse" d'aller voir un psy. Des hommes qui ont dû "être forts" pendant des moments où ils s'effondraient intérieurement.
La dépression et l'anxiété paternelles ne ressemblent pas à ce qu'on imagine. Pas à des larmes. Plutôt à de l'irritabilité, du détachement, des heures supplémentaires, une incapacité à demander de l'aide.
Ce n'est pas un sujet de niche. C'est un sujet de santé publique. Parce qu'un jeune père qui ne va pas bien c'est toute une famille qui ne va pas bien.
Les recherches sont claires : quand les pères vont bien émotionnellement, c'est toute la famille qui est protégée. Le développement de l'enfant, la relation de couple, la santé maternelle.
Un père qui va bien, c'est une fondation. Pas un luxe.
J'en parle chaque semaine dans la newsletter Gardiens de la Naissance, avec des ressources concrètes pour les pères et pour ceux qui les entourent.
#SanteMentale #PostPartum #Paternity #nostrfr #father #dad #parenting #RH #ProfessionnelsDeLaPérinatalité #GardiensDeLaNaissance #burnout
Je l'entends souvent dans les témoignages de jeunes mamans : leur partenaire n'est pas violent, il n'est pas absent au sens physique du terme, mais il n'est pas vraiment là.
Et la femme, elle, finit par tout porter, la charge mentale, la charge émotionnelle, la charge relationnelle. Sans que personne n'ait voulu ça.
Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, j'ai eu une conversation avec Zeinab Ben Slimane, experte en trauma et système nerveux, sur ce que ce déséquilibre dit du masculin blessé, et sur ce qu'on peut en faire.
Ce qu'elle pointe est précis : le masculin blessé ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Il peut être dans le contrôle. Mais il peut aussi être dans l'effacement total, et c'est cette deuxième forme qui est la plus invisible, la plus répandue, et souvent la plus difficile à nommer.
Ce que j'ai trouvé vraiment bien dans cette conversation, c'est qu'elle ne pointe personne du doigt. Elle explique d'où ça vient, comment le trauma se transmet biologiquement de génération en génération, et ce que les deux partenaires peuvent faire pour changer la dynamique.
Un épisode pour les futurs pères et les couples qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface et avancer vers plus d'équilibre, ensemble.
Par ici :
https://fountain.fm/episode/eGtqr3g0rK3JVv1Sav4h
#paternity #couple #trauma #masculin #nostrfr #systemenerveux #parenting #gardiensdelanaissance #value4value #guerisoninterieure #father
@Fountain
On parle beaucoup de la femme en période de préconception d'un bébé. Son alimentation, ses cycles, ses bilans. Et c'est légitime.
Mais à que moment parle-t-on de l'impact de la santé de l'homme dans cette histoire ? La qualité du sperme (sa mobilité, l'état de l'ADN qu'il transporte...) se construit sur les deux à trois mois qui précèdent la conception. Ce n'est pas figé, c'est vivant, et c'est directement influencé par ce qu'il fait au quotidien, son hygiène de vie.
Et cela a un impact pas que sur la conception et la santé du bébé, mais aussi sur les nausées du premier trimestre, les fausses couches, le bon fonctionnement du placenta.
Je suis consciente que ce n'est pas une information facile à recevoir par beaucoup d'hommes, qui se sentent déjà visés au quotidien par tout un tas d'injonctions. Mais en être conscient ça change tout.
Cela veut dire qu'ils ont un vrai rôle à jouer dès la préconception. Cela leur donne une fenêtre d'action réelle.
Concrètement : la chaleur excessive (bonjour les caleçons synthétiques trop serrés), le tabac qui fragmente l'ADN spermatique, l'alcool en excès, le stress chronique qui impacte la testostérone, certains perturbateurs endocriniens du quotidien... tout ça joue. Quelques ajustements sur trois mois font une vraie différence biologique.
Mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est ce que ça change dans la tête.
Quand un futur père comprend qu'il est déjà acteur, pas en soutien, pas en spectateur bienveillant, mais biologiquement dans le jeu, quelque chose se déplace. Le projet d'enfant n'est plus porté par un seul corps. Il est cocréé, depuis le départ.
C'est justement le sujet d'un épisode bonus de Gardiens de la Naissance :

Je suis en.projet bébé - audio gratuit pour futurs pères
Avant même que ça commence, tes choix, ton corps et ton état d’esprit ont un impact direct. Cet audio de 15 minutes t’accompagne pour compre...
#paternity #preconception #fertility #epigenetics #futurpapa #parenting #gardiensdelanaissance #pregnancy #nostrfr
Sébastien est père de cinq enfants. Lorsque je l'ai interviewé pour le podcast, je m'attendais à quelqu'un qui me parlerait de paternité avec l'assurance de celui qui a depuis longtemps trouvé sa place.
Ce que j'ai eu à la place, c'est un homme qui a commencé par me décrire, avec une tranquillité presque amusée, le père qu'il n'avait pas été.
À son premier accouchement, il se décrit lui-même comme le cameraman. Présent techniquement, mais spectateur d'une aventure qui se passait dans le corps de sa compagne et pas vraiment dans le sien. Il allait travailler. Il rentrait. Il subvenait aux besoins. Sa compagne se sentait seule, et lui ne s'en rendait pas compte.
Ce qui change au deuxième enfant, c'est un geste simple : l'haptonomie. Il pose ses mains sur le ventre de sa compagne, il appelle le bébé, le bébé vient. "Je n'étais plus en marge de quelque chose", dit-il. Pour la première fois, la grossesse devient réelle pour lui aussi, depuis l'extérieur.
Il passe de cameraman à acteur (de nouveau ses mots).
Et, à chaque naissance suivante, quelque chose se construit un peu plus : le portage, la présence à l'accouchement, un lien d'attachement qui change progressivement la dynamique du couple et de la famille entière.
Ce que j'observe depuis que j'accompagne des familles autour de la naissance : les pères ne sont pas absents parce qu'ils ne veulent pas être là. Ils sont perdus parce que personne ne leur a montré comment entrer dans la danse. Et cette absence a des conséquences réelles, pour la mère qui porte plus, pour le couple qui s'étiole doucement, pour l'enfant qui le ressent.
Sébastien le dit avec une précision qui va au-delà du ressenti : les taux de testostérone qui baissent chez le père impliqué, les changements neurologiques liés à la proximité avec le nouveau-né, la densité du lien d'attachement quand on s'y donne vraiment.
Et quand ce lien est là, la mère peut souffler. Le couple respire. Les enfants le sentent.
Un père mieux préparé, c'est une mère qui va mieux, un couple qui tient, une famille qui respire différemment. C'est pour ça que ce podcast existe : faire circuler ces témoignages, vers les pères, vers les femmes, vers les professionnels qui accompagnent des familles.
L'épisode complet avec Sébastien est ici :
https://fountain.fm/episode/JYdQN5N2EAkSE56GrlwS
Tu l'entendras parler également de la solitude de la traversée du deuil périnatal en tant que père et de son 5ème enfant, "le boss de dernier niveau".
#paternity #birth #naissance #father #death #attachement #maternity #haptonomie #deuil #parenting #value4value #couple #nostrfr
@Fountain
Messieurs : je ne vous vois pas comme des “mecs”.
Je sais, je ne suis pas française, il y a des mots que je ne saisis pas pleinement. Mais “mec”… j’ai vraiment du mal. Il y a quelque chose de détaché dans ce mot, comme s’il effaçait quelque chose en vous. Comme s’il décrivait celui qui fait le minimum, qui passe à côté.
Comme je suis passionnée de langues, je suis allée creuser l’étymologie : “mec” vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait un souteneur, un proxénète. “Maque”, “maquereau”, “mec” : c’est la même famille de mots. Un homme qui existe dans l’ombre des femmes, pas par lui-même. Quelque chose de ce flottement est resté, je crois. Cette image d’un homme un peu en retrait, un peu en marge de lui-même.
Moi, je vous vois comme des hommes. Des hommes avec une puissance infinie qui ne demande qu’à être reconnue, par vous, avant tout.
C’est ce que je porte avec Gardiens de la Naissance.
Et oui, parler de puissance masculine en tant que femme, dans un monde où les rapports hommes-femmes sont encore en train de se redéfinir, je sais que ça peut surprendre. Je l’assume. Parce que ce que j’observe, c’est que trop d’hommes arrivent à la naissance de leur enfant sans s’y être vraiment préparés, à côté de leur bottes. Je sens et j’entends leur impuissance, voire leur détresse.
Si tu t’apprêtes à devenir père, voilà ce que je veux te dire : ta partenaire n’a pas besoin d’un mec. Ton bébé non plus. Ils ont besoin d’un homme ancré, quelqu’un qui tient. Pas une autorité, pas un sauveur. Quelqu’un qui crée une bulle de sécurité autour d’eux, et qui la tient même quand c’est difficile.
Ce rôle, Patrice le décrit de façon bouleversante dans l’épisode 5 du podcast. Pour lui, tenir ce rôle, c’est faire confiance à l’intuition de sa femme et à son corps. C’est travailler ses propres peurs pour ne pas les déposer sur elle. C’est être capable de dire non, même à une figure médicale d’autorité, quand il s’agit de protéger l’intégrité de la femme qui accouche ou de son bébé.
Ce n’est pas héroïque. Ce n’est pas inné non plus. Et ce n’est pas une critique : c’est un constat. Les pères d’aujourd’hui naviguent dans un contexte que leurs propres pères n’ont jamais connu : des naissances de plus en plus médicalisées, des attentes de coparentalité très élevées, peu de modèles pour incarner ce rôle de soutien profond sans tomber dans le contrôle ou l’effacement.
Les premiers gestes avec ton bébé ? Ton instinct peut t’emmener loin. Mais savoir comment être là pour ta partenaire quand elle dit qu’elle n’en peut plus, sans minimiser, sans prendre le dessus sur ce qu’elle veut vraiment… ça, ça ne s’improvise pas.
C’est pour ça que je suis là.
(Ce message s’adresse aux pères, parce que c’est à eux que Gardiens de la Naissance est dédié. Mais il vaut pour tout co-parent qui n’a pas vécu la grossesse et l’accouchement de l’intérieur.)
#futurfather #birth #father #PostPartum #parenting #GardiensdelaNaissance #nostrfr
Lors de ma première grossesse, mon mari n'était pas sûr de vouloir couper le cordon.
Je trouvais ça bizarre. J'étais convaincue que c'était son rôle, son moment. J'avais tort.
Il a fallu une formation avec Robin Lim, sage-femme reconnue, personnalité de l'année 2011 désignée par la CNN, pour que je comprenne vraiment ce que ce geste représente. Et ce qu'on rate en réduisant la place du père à une paire de ciseaux.
Au lieu de prendre les ciseaux, elle leur propose de prendre le cordon dans le creux de leur main. De le sentir battre.
Ce geste surprend l'équipe médicale. Mais une fois qu'il a senti ce pouls sous ses doigts, quelque chose se passe. Il devient le gardien de l'intégrité physique de son bébé. Personne ne coupe ce cordon avant qu'il ait terminé son travail. Et cela devient le symbole de son entrée dans la paternité.
Elle m'a aussi appris que dans certaines cultures, on préfère que ce soit un inconnu qui coupe, pour que le père ne soit pas symboliquement celui qui pose ce premier geste de séparation entre la mère et son enfant.
Cela m'a beaucoup questionnée sur notre façon d'intégrer les pères à la naissance. On leur donne quelque chose à faire. Un geste symbolique, rapide. Et on appelle ça leur moment.
Ce n'est pas suffisant.
La vraie place d'un père à la naissance ne tient pas dans une paire de ciseaux. Elle tient dans sa capacité à être informé, présent, et à protéger ce qui compte.
Si tu travailles avec des couples qui attendent un bébé, ou si tu es toi-même en attente, je parle beaucoup plus en détail de tout cela dans le défi Gardiens de la Naissance, un programme audio pensé pour les futurs pères.
#naissancephysiologique #accouchement #parenting #father #maternity #birth #nostrfr
Clotilde était enceinte de jumeaux. Le gynéco voulait lui prescrire une injection pour la maturation des poumons. Elle n'était pas en menace d'accouchement prématuré, elle avait des questions, elle voulait peser le pour et le contre.
Son mari Patrice était là. Il a dit : "On prend les papiers, on réfléchit, on revient vers vous." Le médecin s'est senti vexé.
Ce n'est pas une histoire contre le corps médical. C'est une histoire sur ce que ça veut dire, concrètement, d'être présent pour sa femme pendant une grossesse.
Pas présent comme "je viens aux échographies". Présent comme : je connais son projet, je comprends ses droits et, quand elle est en position de vulnérabilité face à un praticien, je suis là pour que la décision soit éclairée, pas précipitée.
Clotilde est doula. Elle accompagne des couples vers la naissance depuis des années. Et elle dit quelque chose que j'entends rarement formulé aussi clairement : "si j'avais été seule ce jour-là, j'aurais probablement cédé".
Car elle était en position de fragilité, sous la pression de quelqu'un en blouse blanche qui attendait une réponse tout de suite.
La place du père pendant la grossesse, on en parle souvent en termes de présence émotionnelle. Rarement en termes de protection concrète.
Pourtant c'est peut-être là que ça se joue le plus, dans ces rendez-vous où le temps presse, où le jargon intimide, où la femme enceinte est seule face à un protocole qui n'a pas été discuté avec elle.
J'ai interviewé Clotilde dans l'épisode 7 du podcast Gardiens de la Naissance, juste après avoir partagé le puissant récit de son mari dans l'épisode 6. Elle parle de tout ça, et aussi de ce que ça a coûté, dans leur couple, d'en arriver là.
L'épisode sur
@Fountain :
Gardiens de la Naissance • Listen on Fountain
#grossesse #accouchement #parenting #nostrfr #value4value #maternity #couple #twins #birth #doula #father
Oups, je crois que j'ai fait caca.
Non ce n'est pas une erreur de titre.
C'est littéralement le sujet dont je veux parler aujourd'hui. Parce que c'est un de ceux qu'on aborde rarement avant un accouchement alors que son impact est réel. Sur le déroulement du travail. Sur le vécu de la femme. Sur la réaction du partenaire.
Quand une femme ne sait pas que c'est possible, elle accueille son bébé avec un sentiment de honte. Quand elle le sait mais en a peur, elle se retient. Et se retenir pendant le travail, ça freine l'ocytocine. Ce qui ralentit les contractions. Ce qui peut complexifier l'accouchement.
Tout ça pour un tabou.
Après devenir parents, notre rapport à cette production de notre corps change. Car essuyer les fesses d'un autre être humain devient notre quotidien. Faire caca avec du public aussi (si tu ne connais pas la chanson de GiedRé à ce sujet, je t'invite à la chercher sur Youtube, c'est une pépite !). Puis, l'enfant grandit et les expériences plus ou moins insolites aussi.
Mais avant… c'est souvent le grand néant à ce sujet, encore plus que le sexe et l'argent.
Et le partenaire dans tout ça ? Si personne ne l'a préparé à ce qu'il va voir, sa réaction, même involontaire, peut impacter le travail d'elle. Son cerveau en mode survie capte tout.
J'ai écrit une newsletter complète sur le sujet cette semaine. La mécanique de ce qui se passe. L'impact improbable sur la santé du bébé. Et même la beauté de tout cela.
Et, bien-sûr, la conversation de couple à avoir avant, parce que ce n'est pas du tout juste une conversation sur le caca.
👉 C'est par ici : www.susananunes.com/newsletter
#accouchement #naissance #physiologie #ocytocine #poop #nostrf #sagesfemmes #microbiome

Il y a un angle mort dans toute la conversation sur le baby clash.
On s'inquiète, à juste titre, pour les couples qui se séparent. Pour les adultes qui vivent une crise. Pour les familles qui se recomposent.
Mais ces 50% de couples qui clashent, ce sont aussi 50% de bébés qui naissent dans un contexte de tension. De conflits. De silences lourds. D'épuisement et de détresse à peine masqués.
Et le bébé, lui, capte tout. Son système nerveux est en construction. Il se calibre littéralement sur l'environnement émotionnel dans lequel il arrive.
C'est tout un changement sociétal qui est en train de s'opérer. Comment sera une société dont les racines reposent sur de l'insécurité émotionnelle vécue si tôt ?
Ce texte n'est pas là pour culpabiliser qui que ce soit. Je sais à quel point ça peut être un vrai défi pour les couples. C'est courageux de quitter une relation qui ne fonctionne plus, de se choisir. Et traverser une période de tension en post-partum, ce n'est pas un échec car c'est souvent inévitable.
Ce texte est là pour interroger. Comment sommes-nous arrivés là ? Et ces 50% de couples qui clashent en plein post-partum, est-ce une vraie fatalité ?
Je n'y crois pas.
Je suis convaincue que si ça clashe aujourd'hui plus qu'avant, ce n'est pas juste parce qu'avant on encaissait plus ou qu'on acceptait de rester dans des relations dysfonctionnelles par convention. En prenant un Xanax et en mettant le sujet sous le tapis, comme on m'a dit cette semaine.
Je suis convaincue que c'est aussi parce qu'on manque de préparation. On n'a plus de rites de passage. Plus de village.
La mère se retrouve souvent seule face à un bouleversement identitaire total.
Le père, lui, arrive dans un rôle qui a radicalement changé. Et c'est une bonne nouvelle : vivre avec des pères absents, ça n'a pas été vraiment un cadeau pour beaucoup d'enfants. Mais on n'a pas forcément les clés. Ce n'est pas inné de vivre ce qui n'a jamais vraiment été vécu par les générations précédentes.
Il n'a pas eu de modèle de père présent. Elle n'a pas eu de modèle de mère soutenue. Et ils se retrouvent tous les deux, épuisés, amoureux mais dépassés, à réinventer quelque chose sans mode d'emploi.
Si tu es en projet bébé ou si tu accompagnes des futurs parents, j'ai créé un quiz : "Mon couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?", avec un mini-accompagnement gratuit de 9 semaines par mail. Chaque semaine, un sujet à aborder en couple et une action concrète à réaliser ensemble.
Demande-moi le lien en commentaire ou en MP si cela t'intéresse :)
#parenting #parentalitée#babyclash #postpartum #couple #maternite #nostrfr

En plusieurs années à travailler autour de la naissance, j'ai rarement entendu un homme parler de l'accouchement de cette façon.
Patrice est gérant de garage. Père de trois enfants. Il n'avait jamais voulu être père.
Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, il raconte comment ses jumeaux sont nés dans les toilettes de son appartement, comment il a clampé deux cordons avec des pinces à sac congélation, et comment il a refusé que le SAMU emmène sa femme et ses bébés dans deux ambulances séparées.
Mais ce qui m'a le plus frappée dans son récit, c'est cette phrase :
"En tant que papa, tu ne sers à rien pendant l'accouchement. Faut juste être là." Et il ajoute : "C'est très difficile."
C'est une description précise d'une compétence rare.
Être une présence stable, sans paniquer, quand ta femme est en plein travail — c'est probablement l'une des choses les plus difficiles qu'un homme puisse faire. Parce qu'être là sans agir, pour quelqu'un habitué à résoudre les problèmes, c'est contre-intuitif. Parce que garder sa propre peur sous contrôle, sachant que la femme va la capter, sachant que son stress à lui peut bloquer le travail — c'est une connaissance que la plupart des hommes n'ont tout simplement pas.
Ce que Patrice a appris, c'est ce que j'essaie de transmettre dans ce podcast et plus globalement dans le défi audio : le rôle du partenaire le jour de l'accouchement n'est pas spectaculaire. Il est fondamental. Pas sauveur. Gardien.
L'épisode complet est disponible dans Fountain :
https://fountain.fm/episode/QtDqPBGnG1sz4WyokZzq
Et si tu connais un futur père qui pourrait en avoir besoin - c'est le moment de le partager.
#Paternity #NaissancePhysiologique #birth #Podcast #father #Maternity #parenting #GardiensDelanaissance #Accouchement #Naissance #Consentement #jumeaux #twins #fountain #value4value
@Fountain

Hier, deux avions de chasse ont survolé ma maison.
Mes enfants sont rentrés en panique. Et moi aussi j'ai pleuré - en enchaînant des scénarios catastrophe dans la tête. Réaction excessive ? Peut-être en apparence.
En réalité : mon cerveau faisait exactement ce pour quoi il a été reconfiguré depuis que je suis mère.
Quand on devient parent - et qu'on est vraiment présent pour son bébé - des zones cérébrales liées à la vigilance et à la détection des menaces augmentent en volume. C'est visible au scanner. Ce n'est pas de l'anxiété pathologique. C'est une adaptation neurologique.
Ces changements touchent les mères. Mais aussi les pères présents. Et ils peuvent durer bien au-delà des premières semaines. Anna Roy, sage-femme, a d'ailleurs intitulé son livre "Le post-partum dure 3 ans" pour cette raison.
Ce que je trouve frappant : combien de professionnels de santé informent vraiment les futurs parents de ces transformations ? Combien d'entreprises adaptent leurs conditions de travail à cette réalité neurologique ?
Et dans le même temps, les rares professionnelles qui osent accompagner les familles en dehors du cadre strict - sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, créatrices de ressources sur l'accouchement physiologique - font face à des suspensions, des mises en demeure, des pressions institutionnelles.
La semaine dernière, Nina Narre, à l'origine du documentaire "Faut pas pousser" et de programmes d'accompagnement uniques en France pour les accouchements physiologiques, a reçu une mise en demeure de l'Ordre des Sages-Femmes lui demandant de cesser toute activité en deux semaines.
On peut débattre des cadres réglementaires. Mais difficile de ne pas se poser la question : qui protège-t-on vraiment, quand on réduit au silence ceux qui informent et accompagnent ?
Je travaille dans le champ de la périnatalité. Et je vois chaque semaine des parents qui arrivent à la naissance sans avoir jamais entendu parler de leurs droits, de la physiologie de leur corps, des choix qui s'offrent à eux.
Ce n'est pas une fatalité. C'est le résultat d'un système qui préfère l'efficacité au respect de l'individu.
La suite de cette réflexion - et des ressources pour aller plus loin - dans ma newsletter, chaque mardi :

Newsletter Susana Nunes
Si tu aimes mes contenus, voici un beau cadeau pour toi. Des textes profonds, sans tabou, sur la grossesse, l'accouchement, le post-partum, la pare...
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Nicolas est éclairagiste pour le théâtre. Pas professionnel de santé, pas militant de la naissance physiologique. Juste un homme qui a décidé de se préparer en conscience à la naissance de son fils parce que sa compagne lui avait dit qu'elle avait besoin qu'il soit pleinement là.
Ils ont préparé un accouchement à domicile après une PMA. Autant dire qu'ils partaient de loin.
Ce qui m'a frappée dans son témoignage, c'est la précision de ce qu'il décrit.
Pendant les contractions dans le bain, il comptait en silence pour ne pas la stresser. Il envoyait des messages discrets à la sage-femme pour vérifier que tout allait bien, sans que sa femme le sache. Il cherchait comment lui transmettre de la confiance sans briser sa concentration.
Et quand leur fils n'a pas crié à la naissance, il a vécu une chute émotionnelle très violente - en quelques secondes, seul, sans pouvoir le montrer.
Ce que ça dit sur le rôle du partenaire dans une naissance, et plus largement dans toutes les transitions intenses de la vie : être présent ne suffit pas. La qualité de la présence change tout. Et cette qualité-là, ça se prépare.
On forme les gens à gérer des projets complexes, des équipes sous pression, des situations de crise. On ne forme presque jamais les futurs pères à traverser l'une des expériences les plus intenses de leur vie.
Nicolas a eu la chance d'avoir une sage-femme qui lui a laissé l'espace pour nommer ses peurs, une compagne qui lui a dit ce dont elle avait besoin, et des amis qui avaient vécu ça avant lui et qui lui ont tout raconté.
Tout le monde n'a pas cette chance.
C'est pour ça que Gardiens de la Naissance existe. Pour que ce qui s'est transmis dans ce salon un soir entre amis puisse arriver jusqu'aux pères qui n'ont personne pour leur dire.
L'épisode complet avec Nicolas est disponible sur Fountain →
https://fountain.fm/episode/N4s1GIGFYd6OEtJi7ehc
Et si tu veux commencer à te préparer concrètement, le défi audio Gardien de la Naissance est par ici → www.gardiensdelanaissance.com
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À dilatation complète depuis six heures. Ma sage-femme et mon mari dans la pièce d'à côté. Et moi, seule dans la chambre, à rugir comme je n'avais jamais rugit de ma vie.
Et puis la fragmentation, cette expérience de déconnexion totale que certaines femmes traversent au pic du travail, peut-être liée à une sécrétion spontanée de DMT, une substance psychédélique naturellement produite par le cerveau.
Certaines femmes voient des paysages, survolent des volcans, revisitent des souvenirs enfouis. Moi, je suis redevenue un bébé dans le ventre de ma maman. J'ai décidé de naître de nouveau - cette fois par voie basse, moi qui suis née par césarienne. J'ai pleuré comme un nouveau-né un petit moment.
Ma sage-femme et mon mari m'ont dit plus tard que c'était extraordinaire ce qu'ils avaient entendu.
Mon fils est né peu après. Souvent je dis que cette version de moi qui est là aujourd'hui est née quelques minutes avant la naissance de mon fils. Littéralement. Que j'ai choisi de plonger et d'être ici et maintenant, juste avant lui.
Et la raison pour laquelle mon mari est parti au bon moment - pour me laisser l'espace de plonger - c'est qu'il savait où j'en étais dans le vortex de la naissance. Ce concept développé par Karine Langlois, une sage-femme québécoise, qui cartographie le voyage intérieur de l'accouchement.
Pendant le travail, une femme n'a pas besoin de comprendre ce qui se passe dans son corps. Moi j'avais lu le vortex, j'avais la théorie en tête - et j'étais quand même paniquée, à essayer de raisonner quelque chose qui ne se raisonne pas.
Ce qui fait la différence, c'est ce que l'entourage sait.
Savoir que la phase où elle dit "je ne peux plus" est souvent le signe qu'elle est presque là. Savoir reconnaître la fragmentation - et la protéger dans le silence plutôt que de l'interrompre. Savoir tenir l'espace pendant qu'elle traverse - sans chercher à résoudre, sans ramener dans le rationnel.
Ce n'est pas inné. Ça s'apprend.
Si tu connais des futurs parents qui préparent une naissance - partage. Et si tu veux lire l'article complet sur le vortex et ce que ça change pour l'accompagnement, il est dans ma newsletter : www.susananunes.com/newsletter
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