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Susana Nunes
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Maman, entrepreneuse & un peu magicienne ✍️ J’écris sur la maternité, la paternité & l’invisible 👩‍❤️‍👨 Un bébé ne casse pas un couple, le manque d'outils si - j'aide les couples à s'y préparer 🎙️ Podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
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Mama_ourse 2 days ago
Cette semaine, un futur père m'a demandé quoi mettre dans sa valise pour la maternité. Puis, il m'a envoyé une photo de son caleçon. Je lui avais envoyé une checklist complète, et je lui ai proposé d'autres ressources pour se préparer à soutenir sa compagne pendant l'accouchement et le post-partum. Il m'a répondu oui, et que mon travail était génial. Quelques jours plus tard, il m'envoyait une photo de son sexe "par erreur". Ce n'est pas la première fois. Mon métier consiste à préparer des hommes à la naissance de leur enfant, et pour le faire sérieusement je dois leur parler du corps de leur compagne : les contractions, la peur, l'intimité, la sexualité du post-partum. Je dois aussi laisser une porte ouverte, parce que ce qui fonctionne avec eux c'est de pouvoir poser leur question la plus bête à quelqu'un de réel. Cette porte, c'est ce qui rend mon travail efficace. C'est aussi ce qui me rend joignable par n'importe qui. Je pourrais en tirer la conclusion évidente et la fermer. Sauf que je connais la suite, je la vois se répéter partout : chaque fois qu'une femme abandonne ce terrain, un peu plus d'hommes arrivent en salle de naissance sans rien savoir. Et ce n'est pas eux qui en paient le prix, c'est la femme qui accouche à côté d'eux. Alors je continue, d'abord parce que je refuse de croire en un monde où les femmes vivent dans la méfiance des hommes. Puis, pour deux autres raisons. Mon mari d'abord. Il a sauvé mon premier allaitement, il m'a fait manger pendant mon deuxième travail alors que je repartais droit vers une césarienne, et il a compris tout seul, à un moment très précis, que sa présence ne m'aidait plus et qu'il devait quitter la pièce. Sa présence et son ancrage ont fait toute la différence. Mon fils ensuite. J'élève un garçon, et il me regarde travailler. Je continue pour lui montrer que je crois toujours profondément dans le masculin, que je crois en lui, dans sa puissance, dans son potentiel. Si je fermais la porte en décidant une bonne fois que les hommes sont dangereux et qu'on ne peut rien en faire, c'est exactement ça que je lui apprendrais de lui-même. Mon métier, c'est de faire ce travail d'éducation avec vingt ans de retard, sur des hommes adultes que personne n'a formés. Mon fils, lui, l'aura à l'heure. #birth #fathers #men #nostrfr #harcelement #doula
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Mama_ourse 2 weeks ago
La sage-femme est arrivée dix minutes après la naissance. Le père avait déjà reçu sa fille dans ses mains, défait le cordon enroulé autour de sa cheville, et posé le bébé sur la poitrine de sa mère. Quand il m'a raconté cette scène au micro de mon podcast, je lui ai demandé s'il avait eu peur. Sa réponse : non, pas du tout. Parce qu'il avait passé neuf mois à construire une confiance totale dans le corps de sa femme, dans la physiologie, dans la sage-femme qui les suivait. Cet homme est père de quatre filles, toutes nées à domicile, avec un suivi médical sérieux et une inscription en clinique à chaque grossesse, au cas où. Et il résume son rôle pendant les naissances en une phrase que je voudrais afficher dans toutes les préparations à l'accouchement : être présent sans être imposant, ne transmettre ni inquiétude ni angoisse, ne poser que des questions de confort. On parle beaucoup de préparer les femmes à accoucher. On parle très peu de préparer les hommes à accompagner. Pourtant, l'état émotionnel du partenaire le jour de la naissance fait partie des conditions dans lesquelles une femme accouche. Un homme paniqué transmet sa panique. Un homme préparé devient un point d'appui. J’ai participé à un séminaire avec Michel Odent, obstétricien français reconnu qui a accompagné des centaines d’accouchements à domicile, et il était très clair sur le sujet : souvent dans un accouchement, son principal rôle n’était pas d’accompagner la femme qui accouche. Son rôle était d’inviter le père à aller prendre un café avec lui, pour faire sortir ses angoisses de la chambre. Ce même père que j'ai interviewé est devenu hypnothérapeute. Il accompagne aujourd'hui des hommes en cabinet et voit revenir deux sujets chez presque tous : le rapport à leur propre père et leur place dans le couple une fois le bébé arrivé. Deux chantiers immenses, dont personne ne s'occupe avant la naissance, et qui coûtent très cher après. Il suffit de regarder les statistiques de séparations de couples dans l'année qui suit la naissance d'un bébé. C'est exactement pour ça que j'ai créé Gardiens de la Naissance : parce qu'un père préparé change le vécu de la mère, la santé du couple et l'accueil du bébé. Et parce que ces hommes existent, qu'ils sont prêts à s'impliquer, à condition qu'on leur fasse une vraie place. L'épisode complet est sur @Fountain : #paternity #birth #value4value #parenting #postpartum #pregnancy #fatherhood #doula #couple #homebirth #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
Jérémy Doku a annoncé qu'il voulait quitter la Coupe du Monde 2026 pour être là à la naissance de son fils. France Pierron a répondu à l'antenne que sa présence ne servirait à rien, que l'accouchement est un "moment dégueulasse", que le père y joue un "rôle de figurant". Elle s'est excusée le lendemain mais le terreau dans lequel cette phrase pousse, lui, n'a pas disparu. On vient d'allonger le congé paternité. Le 1er juillet, un congé supplémentaire de naissance entre en vigueur : 1 à 2 mois supplémentaires par parent, indemnisés. Ce sont de vraies avancées. Mais elles ne répondent pas à la question fondamentale : quel est le message qu'on leur envoie encore aujourd'hui ? Prépare les pères à ce qu'ils vont vivre dans ces semaines-là ? Des séances de préparation à la naissance conçues pour la mère. Un monde professionnel qui les traite exactement pareil avant et après la naissance. Quand tout le système dit "ta présence n'est pas vraiment nécessaire", ce n'est pas étonnant que certains le croient. Leur volonté n'est pas en cause. Leur préparation, si. La place du père à la naissance ne se décrète pas. Elle se construit, ensemble, avant. Et toi, que penses-tu des propos de France Pierron ? #paternity #nostrfr #naissance #worldcup #congepaternite #congenaissance #coupedumonde #accouchement #maternité #grossesse #postpartum #birth image
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Mama_ourse 1 month ago
Ces dernières semaines, des rassemblements ont eu lieu partout en France pour exiger une meilleure protection des enfants. J'ai cherché les hommes dans les photos : ils étaient quasi absents. Ce constat m'a ramenée à un autre : les femmes qui se battent depuis des années pour un congé paternité paritaire, pour que les pères aient le droit légal d'être là à la naissance de leur enfant. Ce sont aussi des femmes, majoritairement. En France, 28 jours de congé paternité. Et depuis le 1er juillet 2026, jusqu'à 2 mois de congé naissance supplémentaires entrent en vigueur, à 70% puis 60% du salaire. Une avancée. Pas à parité. En Espagne, c'est 16 semaines à 100%. En Islande, 3 mois non-transférables : si le père ne les prend pas, ils sont perdus. Résultat : 90% des pères islandais prennent leur congé. En France, moins d'un père sur deux prend même les 28 jours actuels. Ce n'est pas une critique des hommes. C'est une critique d'un système qui ne leur a jamais vraiment dit que leur présence comptait. Qui a construit leur identité autour de la performance, pas de la présence. Et qui, au final, laisse les femmes porter seules deux combats qui devraient être partagés. Je ne crois pas que les hommes ne veulent pas être présents. Je crois que le système ne les a jamais vraiment invités à l'être. Qu'on leur a construit une identité autour de la performance, de la productivité, du rôle de pourvoyeur, et qu'on n'a jamais valorisé, dans leur masculinité, leur capacité à tenir un enfant dans les bras, à être là dans la vulnérabilité des premiers jours. Tout mon travail part de cette conviction : il est possible de construire un autre paradigme. Où les hommes reprennent leur juste place. Pas celle qu'on leur a assignée, pas celle qu'on leur a apprise à tenir, mais leur vraie place : dans la famille, dans le couple, dans la vie de leurs enfants. Avec toute leur force et toute leur douceur. Pas pour soulager les femmes. Pour qu'ils soient entiers, eux aussi. Et peut-être, à terme, pour qu'on n'ait plus à marcher seules pour des droits qui devraient être réclamés ensemble. #paternity #congepaternite #naissance #postpartum #babyclash #parenting #protectiondesenfants #nostrfr image
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Mama_ourse 2 months ago
72 % des entrepreneuses ne prennent pas leur congé maternité en entier. 34 % reprennent le travail une semaine après avoir accouché. image Une semaine. Avec un tout petit bébé, un corps qui saigne encore, un système nerveux qui n'a pas commencé à récupérer. Parce que quatre mois d'arrêt pour une indépendante, ce n'est pas la même chose que quatre mois d'arrêt pour une salariée. C'est six à neuf mois de chiffre d'affaires en moins, parce qu'une activité qui s'arrête met du temps à redémarrer. Les indemnités existent (environ 2 900 euros par mois en 2026), mais elles ont été pensées en miroir du régime salarié, sans tenir compte de cette réalité-là. Et, de l'autre côté, les pères entrepreneurs ce n'est pas mieux. Ils ont du mal à prendre un vrai congé paternité, surtout que les indemnités pour les indépendants sont inférieures à celles des salariés, et même inférieures à celles des femmes entrepreneurs. Une inégalité étonnante mais documentée, et pour l'instant sans recours. J'ai voulu explorer tout ça dans un épisode de Gardiens de la Naissance avec Solène Pignet, coach stratégique spécialisée grossesse et entrepreneuriat depuis 11 ans. Elle parle de droits, de chiffres, d'organisation du couple, et du coût réel de ne pas anticiper, pas seulement pour le business, mais pour la santé, le couple, et le lien avec l'enfant. Ce qui m'a le plus marquée dans notre échange : la grossesse n'est pas une période à survivre. C'est souvent le moment qui force les meilleures décisions stratégiques qu'une entrepreneuse prendra dans sa carrière. Déléguer, structurer, créer des revenus moins dépendants de sa présence, c'est rarement fait par choix. C'est fait par nécessité. Et une fois en place, ça reste. → L'épisode avec Solène est disponible sur @Fountain : #entrepreneuriat #grossesse #congematernite #congepaternite #freelance #autoentrepreneur #postpartum #futurpapa #coupleentrepreneur #gardiensnaissance #nostrfr #value4value
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Mama_ourse 2 months ago
Les hommes ont été programmés pour être les héros. À l'accouchement, c'est exactement ça le problème. Des décennies de programmation leur ont transmis un message très précis : agir, résoudre, protéger en faisant quelque chose. Ces réflexes leur ont bien servi partout ailleurs. En salle de naissance, ils travaillent contre eux et contre elle, parce qu'une femme en travail n'a pas besoin d'être sauvée. Elle a besoin d'une présence qui accueille tout ce qui se passe sans paniquer, sans chercher à résoudre, sans entrer dans sa bulle pour l'en sortir. Tenir sans agir. Rester ancré pendant qu'elle traverse quelque chose d'immense. C'est un rôle à part entière, et il est à l'opposé du réflexe du héros. Pour que le travail progresse, le cerveau de la femme doit produire de l'ocytocine en continu. Cette hormone s'effondre au moindre stress dans la pièce. Si elle sort de sa bulle pour gérer la panique de son partenaire, l'ocytocine chute et le travail peut se bloquer. Sa présence à lui influence directement la physiologie de l'accouchement, qu'il le sache ou non. J'ai créé Gardiens de la Naissance parce que j'ai observé, dans ma propre expérience et dans des centaines de témoignages, ce que ça change quand un homme arrive préparé à ce rôle. 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. Une partie de ce chiffre est directement liée à ce moment et à ce qui se joue dedans. Tenir l'espace sans agir, filtrer sans contrôler, rester ancré quand l'intensité monte : ça s'apprend. C'est ce que je propose avec Gardiens de la Naissance : www.gardiensdelanaissance.com #paternity #birth #man #doula #fathers #nostrfr #gardiendelanaissance
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Mama_ourse 2 months ago
J'avoue que je n'avais jamais entendu un homme parler de l'endométriose comme ça. Jérôme accompagne l'endométriose de sa compagne depuis 9 ans, il prend ses rendez-vous médicaux à sa place parce qu'elle a peur d'entendre ce qu'on va lui dire, il se fait même opérer pour lui enlever une contrainte de plus... Et il ne présente rien de tout ça comme un sacrifice. Il dit simplement qu'on partage les choses dans un couple et que ça ne se limite pas à la vaisselle. Et ce commentaire, qui semble si évident, m'a beaucoup fait réfléchir. Je crée du contenu pour préparer les futurs pères à la naissance. Et Jérôme m'a rappelé que tout ce travail-là (maîtriser la présence, l'écoute, la capacité à tenir à côté de quelqu'un sans minimiser ni prendre le contrôle...), ne s'arrête pas au seuil de la maternité. Ça concerne aussi une maladie chronique. Des années de douleurs. Un quotidien qui demande des ajustements permanents. Son témoignage dans le dernier épisode du podcast parle de ça. Mais aussi de beaucoup d'autres choses : - Père à 19 ans, encore à l'armée, grossesse non planifiée : il dort trois mois sur une chaise d'hôpital pour soutenir sa partenaire - Debout dans un coin pendant tout l'accouchement de son fils, sans qu'un seul membre de l'équipe lui adresse la parole - Treize ans à se battre pour garder le lien avec son fils après une séparation conflictuelle, garde refusée à chaque audience - Son fils qui l'appelle à 15 ans pour venir habiter chez lui - Exclu d'une échographie parce que le médecin avait besoin de "se concentrer" : il ne remet jamais les pieds dans ce cabinet - Sa deuxième fille qui arrive le jour même où la famille enterre le premier des jumeaux de son frère, décédés quelques jours après leur naissance - Tout quitter, le Luxembourg, les nuits en sécurité, le salaire fixe, pour une ferme dans le Sud et son seul regret : ne pas l'avoir fait plus tôt Trente ans de paternité, sans filtre. L'épisode est disponible sur Fountain et sur toutes les plateformes de podcast : https://fountain.fm/episode/OpnYA79zCLDpQWLfnQne #fathers #endometriose #birth #postpartum #nostrfr #value4value @Fountain
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Mama_ourse 2 months ago
Dire que c'est la faute des hommes le fait qu'on soit complétement démunies en post-partum, c'est facile. Se demander ce qu'il y a vraiment derrière et quelles solutions on peut mettre en place bien moins. #nostrfr #couple #parenting
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Mama_ourse 2 months ago
Comment ça se fait que 50 % des couples envisagent de se séparer dans l’année qui suit la naissance d’un bébé, que 25 % finissent réellement par le faire… et qu’il n’existe toujours AUCUNE préparation du couple dans les préparations à la naissance ? #nostrfr
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Mama_ourse 2 months ago
La majorité des personnes qui achètent Gardiens de la Naissance sont des femmes. Des femmes qui le font dans l'espoir que leur compagnon écoute le programme. Et le pire ce n'est pas que les pères ne veulent pas bien faire, s'impliquer. C'est qu'ils ont appris, depuis toujours, que demander de l'aide, c'est admettre qu'on n'est pas à la hauteur. Depuis un an, j'interviewe des pères dans le podcast Gardiens de la Naissance. Je connais leurs objections par cœur : "Je n'ai pas besoin qu'on m'apprenne à être un bon père." "Je n'ai pas le temps." "Je ne veux pas être spoilé." Et voilà ce que j'entends vraiment derrière : "Si j'ai besoin d'aide, c'est que je ne suis pas naturellement à la hauteur." "Être occupé m'évite de m'asseoir avec ce qui se passe vraiment." "Si je me prépare, je devrai regarder ce que j'ai peur de trouver." Ce ne sont pas des arguments, ce sont des protections. Des mécanismes hérités d'une socialisation qui a appris à ces hommes que la vulnérabilité, c'est l'échec. Le résultat concret : 50% des couples envisagent une séparation dans l'année qui suit la naissance. La majorité des pères que j'ai interviewés qui ont fini par faire de la thérapie l'ont fait après un burn-out. Parce qu'il fallait atteindre un mur pour reconnaître ce besoin d'écoute, soutien, accompagnement. Des pères mieux accompagnés font toute la différence pour leur famille. Ce n'est pas un sujet de développement personnel, c'est un sujet de santé publique. #Paternity #mentalhealth #PostPartum #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #burnout
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Mama_ourse 3 months ago
1 père sur 8 vit une dépression post-natale. La quasi-totalité ne reçoit aucune aide. Déjà parce qu'ils ne sont pas du tout conscients, ensuite parce qu'il y a peu d'espaces et de ressources spécifiquement pour eux. Depuis que j'interviewe des pères pour le podcast Gardiens de la Naissance, je leur demande souvent : "Toi, comment as-tu vécu tout ça ?" À chaque fois, ça les surprend. Parce que c'est souvent la première fois qu'on la leur pose. Ce que j'entends ensuite : des deuils non faits, des traumatismes périnataux non reconnus, des burn-out qu'ils ont attendus pour "avoir l'excuse" d'aller voir un psy. Des hommes qui ont dû "être forts" pendant des moments où ils s'effondraient intérieurement. La dépression et l'anxiété paternelles ne ressemblent pas à ce qu'on imagine. Pas à des larmes. Plutôt à de l'irritabilité, du détachement, des heures supplémentaires, une incapacité à demander de l'aide. Ce n'est pas un sujet de niche. C'est un sujet de santé publique. Parce qu'un jeune père qui ne va pas bien c'est toute une famille qui ne va pas bien. Les recherches sont claires : quand les pères vont bien émotionnellement, c'est toute la famille qui est protégée. Le développement de l'enfant, la relation de couple, la santé maternelle. Un père qui va bien, c'est une fondation. Pas un luxe. J'en parle chaque semaine dans la newsletter Gardiens de la Naissance, avec des ressources concrètes pour les pères et pour ceux qui les entourent. #SanteMentale #PostPartum #Paternity #nostrfr #father #dad #parenting #RH #ProfessionnelsDeLaPérinatalité #GardiensDeLaNaissance #burnout
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Mama_ourse 3 months ago
Je l'entends souvent dans les témoignages de jeunes mamans : leur partenaire n'est pas violent, il n'est pas absent au sens physique du terme, mais il n'est pas vraiment là. Et la femme, elle, finit par tout porter, la charge mentale, la charge émotionnelle, la charge relationnelle. Sans que personne n'ait voulu ça. Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, j'ai eu une conversation avec Zeinab Ben Slimane, experte en trauma et système nerveux, sur ce que ce déséquilibre dit du masculin blessé, et sur ce qu'on peut en faire. Ce qu'elle pointe est précis : le masculin blessé ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Il peut être dans le contrôle. Mais il peut aussi être dans l'effacement total, et c'est cette deuxième forme qui est la plus invisible, la plus répandue, et souvent la plus difficile à nommer. Ce que j'ai trouvé vraiment bien dans cette conversation, c'est qu'elle ne pointe personne du doigt. Elle explique d'où ça vient, comment le trauma se transmet biologiquement de génération en génération, et ce que les deux partenaires peuvent faire pour changer la dynamique. Un épisode pour les futurs pères et les couples qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface et avancer vers plus d'équilibre, ensemble. Par ici : https://fountain.fm/episode/eGtqr3g0rK3JVv1Sav4h #paternity #couple #trauma #masculin #nostrfr #systemenerveux #parenting #gardiensdelanaissance #value4value #guerisoninterieure #father @Fountain
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Mama_ourse 3 months ago
On parle beaucoup de la femme en période de préconception d'un bébé. Son alimentation, ses cycles, ses bilans. Et c'est légitime. Mais à que moment parle-t-on de l'impact de la santé de l'homme dans cette histoire ? La qualité du sperme (sa mobilité, l'état de l'ADN qu'il transporte...) se construit sur les deux à trois mois qui précèdent la conception. Ce n'est pas figé, c'est vivant, et c'est directement influencé par ce qu'il fait au quotidien, son hygiène de vie. Et cela a un impact pas que sur la conception et la santé du bébé, mais aussi sur les nausées du premier trimestre, les fausses couches, le bon fonctionnement du placenta. Je suis consciente que ce n'est pas une information facile à recevoir par beaucoup d'hommes, qui se sentent déjà visés au quotidien par tout un tas d'injonctions. Mais en être conscient ça change tout. Cela veut dire qu'ils ont un vrai rôle à jouer dès la préconception. Cela leur donne une fenêtre d'action réelle. Concrètement : la chaleur excessive (bonjour les caleçons synthétiques trop serrés), le tabac qui fragmente l'ADN spermatique, l'alcool en excès, le stress chronique qui impacte la testostérone, certains perturbateurs endocriniens du quotidien... tout ça joue. Quelques ajustements sur trois mois font une vraie différence biologique. Mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est ce que ça change dans la tête. Quand un futur père comprend qu'il est déjà acteur, pas en soutien, pas en spectateur bienveillant, mais biologiquement dans le jeu, quelque chose se déplace. Le projet d'enfant n'est plus porté par un seul corps. Il est cocréé, depuis le départ. C'est justement le sujet d'un épisode bonus de Gardiens de la Naissance : #paternity #preconception #fertility #epigenetics #futurpapa #parenting #gardiensdelanaissance #pregnancy #nostrfr
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Mama_ourse 3 months ago
Sébastien est père de cinq enfants. Lorsque je l'ai interviewé pour le podcast, je m'attendais à quelqu'un qui me parlerait de paternité avec l'assurance de celui qui a depuis longtemps trouvé sa place. Ce que j'ai eu à la place, c'est un homme qui a commencé par me décrire, avec une tranquillité presque amusée, le père qu'il n'avait pas été. À son premier accouchement, il se décrit lui-même comme le cameraman. Présent techniquement, mais spectateur d'une aventure qui se passait dans le corps de sa compagne et pas vraiment dans le sien. Il allait travailler. Il rentrait. Il subvenait aux besoins. Sa compagne se sentait seule, et lui ne s'en rendait pas compte. Ce qui change au deuxième enfant, c'est un geste simple : l'haptonomie. Il pose ses mains sur le ventre de sa compagne, il appelle le bébé, le bébé vient. "Je n'étais plus en marge de quelque chose", dit-il. Pour la première fois, la grossesse devient réelle pour lui aussi, depuis l'extérieur. Il passe de cameraman à acteur (de nouveau ses mots). Et, à chaque naissance suivante, quelque chose se construit un peu plus : le portage, la présence à l'accouchement, un lien d'attachement qui change progressivement la dynamique du couple et de la famille entière. Ce que j'observe depuis que j'accompagne des familles autour de la naissance : les pères ne sont pas absents parce qu'ils ne veulent pas être là. Ils sont perdus parce que personne ne leur a montré comment entrer dans la danse. Et cette absence a des conséquences réelles, pour la mère qui porte plus, pour le couple qui s'étiole doucement, pour l'enfant qui le ressent. Sébastien le dit avec une précision qui va au-delà du ressenti : les taux de testostérone qui baissent chez le père impliqué, les changements neurologiques liés à la proximité avec le nouveau-né, la densité du lien d'attachement quand on s'y donne vraiment. Et quand ce lien est là, la mère peut souffler. Le couple respire. Les enfants le sentent. Un père mieux préparé, c'est une mère qui va mieux, un couple qui tient, une famille qui respire différemment. C'est pour ça que ce podcast existe : faire circuler ces témoignages, vers les pères, vers les femmes, vers les professionnels qui accompagnent des familles. L'épisode complet avec Sébastien est ici : https://fountain.fm/episode/JYdQN5N2EAkSE56GrlwS Tu l'entendras parler également de la solitude de la traversée du deuil périnatal en tant que père et de son 5ème enfant, "le boss de dernier niveau". #paternity #birth #naissance #father #death #attachement #maternity #haptonomie #deuil #parenting #value4value #couple #nostrfr @Fountain
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Mama_ourse 4 months ago
Messieurs : je ne vous vois pas comme des “mecs”. Je sais, je ne suis pas française, il y a des mots que je ne saisis pas pleinement. Mais “mec”… j’ai vraiment du mal. Il y a quelque chose de détaché dans ce mot, comme s’il effaçait quelque chose en vous. Comme s’il décrivait celui qui fait le minimum, qui passe à côté. Comme je suis passionnée de langues, je suis allée creuser l’étymologie : “mec” vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait un souteneur, un proxénète. “Maque”, “maquereau”, “mec” : c’est la même famille de mots. Un homme qui existe dans l’ombre des femmes, pas par lui-même. Quelque chose de ce flottement est resté, je crois. Cette image d’un homme un peu en retrait, un peu en marge de lui-même. Moi, je vous vois comme des hommes. Des hommes avec une puissance infinie qui ne demande qu’à être reconnue, par vous, avant tout. C’est ce que je porte avec Gardiens de la Naissance. Et oui, parler de puissance masculine en tant que femme, dans un monde où les rapports hommes-femmes sont encore en train de se redéfinir, je sais que ça peut surprendre. Je l’assume. Parce que ce que j’observe, c’est que trop d’hommes arrivent à la naissance de leur enfant sans s’y être vraiment préparés, à côté de leur bottes. Je sens et j’entends leur impuissance, voire leur détresse. Si tu t’apprêtes à devenir père, voilà ce que je veux te dire : ta partenaire n’a pas besoin d’un mec. Ton bébé non plus. Ils ont besoin d’un homme ancré, quelqu’un qui tient. Pas une autorité, pas un sauveur. Quelqu’un qui crée une bulle de sécurité autour d’eux, et qui la tient même quand c’est difficile. Ce rôle, Patrice le décrit de façon bouleversante dans l’épisode 5 du podcast. Pour lui, tenir ce rôle, c’est faire confiance à l’intuition de sa femme et à son corps. C’est travailler ses propres peurs pour ne pas les déposer sur elle. C’est être capable de dire non, même à une figure médicale d’autorité, quand il s’agit de protéger l’intégrité de la femme qui accouche ou de son bébé. Ce n’est pas héroïque. Ce n’est pas inné non plus. Et ce n’est pas une critique : c’est un constat. Les pères d’aujourd’hui naviguent dans un contexte que leurs propres pères n’ont jamais connu : des naissances de plus en plus médicalisées, des attentes de coparentalité très élevées, peu de modèles pour incarner ce rôle de soutien profond sans tomber dans le contrôle ou l’effacement. Les premiers gestes avec ton bébé ? Ton instinct peut t’emmener loin. Mais savoir comment être là pour ta partenaire quand elle dit qu’elle n’en peut plus, sans minimiser, sans prendre le dessus sur ce qu’elle veut vraiment… ça, ça ne s’improvise pas. C’est pour ça que je suis là. (Ce message s’adresse aux pères, parce que c’est à eux que Gardiens de la Naissance est dédié. Mais il vaut pour tout co-parent qui n’a pas vécu la grossesse et l’accouchement de l’intérieur.) #futurfather #birth #father #PostPartum #parenting #GardiensdelaNaissance #nostrfr
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Mama_ourse 4 months ago
Lors de ma première grossesse, mon mari n'était pas sûr de vouloir couper le cordon. Je trouvais ça bizarre. J'étais convaincue que c'était son rôle, son moment. J'avais tort. Il a fallu une formation avec Robin Lim, sage-femme reconnue, personnalité de l'année 2011 désignée par la CNN, pour que je comprenne vraiment ce que ce geste représente. Et ce qu'on rate en réduisant la place du père à une paire de ciseaux. Au lieu de prendre les ciseaux, elle leur propose de prendre le cordon dans le creux de leur main. De le sentir battre. Ce geste surprend l'équipe médicale. Mais une fois qu'il a senti ce pouls sous ses doigts, quelque chose se passe. Il devient le gardien de l'intégrité physique de son bébé. Personne ne coupe ce cordon avant qu'il ait terminé son travail. Et cela devient le symbole de son entrée dans la paternité. Elle m'a aussi appris que dans certaines cultures, on préfère que ce soit un inconnu qui coupe, pour que le père ne soit pas symboliquement celui qui pose ce premier geste de séparation entre la mère et son enfant. Cela m'a beaucoup questionnée sur notre façon d'intégrer les pères à la naissance. On leur donne quelque chose à faire. Un geste symbolique, rapide. Et on appelle ça leur moment. Ce n'est pas suffisant. La vraie place d'un père à la naissance ne tient pas dans une paire de ciseaux. Elle tient dans sa capacité à être informé, présent, et à protéger ce qui compte. Si tu travailles avec des couples qui attendent un bébé, ou si tu es toi-même en attente, je parle beaucoup plus en détail de tout cela dans le défi Gardiens de la Naissance, un programme audio pensé pour les futurs pères. #naissancephysiologique #accouchement #parenting #father #maternity #birth #nostrfr
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Mama_ourse 4 months ago
Clotilde était enceinte de jumeaux. Le gynéco voulait lui prescrire une injection pour la maturation des poumons. Elle n'était pas en menace d'accouchement prématuré, elle avait des questions, elle voulait peser le pour et le contre. Son mari Patrice était là. Il a dit : "On prend les papiers, on réfléchit, on revient vers vous." Le médecin s'est senti vexé. Ce n'est pas une histoire contre le corps médical. C'est une histoire sur ce que ça veut dire, concrètement, d'être présent pour sa femme pendant une grossesse. Pas présent comme "je viens aux échographies". Présent comme : je connais son projet, je comprends ses droits et, quand elle est en position de vulnérabilité face à un praticien, je suis là pour que la décision soit éclairée, pas précipitée. Clotilde est doula. Elle accompagne des couples vers la naissance depuis des années. Et elle dit quelque chose que j'entends rarement formulé aussi clairement : "si j'avais été seule ce jour-là, j'aurais probablement cédé". Car elle était en position de fragilité, sous la pression de quelqu'un en blouse blanche qui attendait une réponse tout de suite. La place du père pendant la grossesse, on en parle souvent en termes de présence émotionnelle. Rarement en termes de protection concrète. Pourtant c'est peut-être là que ça se joue le plus, dans ces rendez-vous où le temps presse, où le jargon intimide, où la femme enceinte est seule face à un protocole qui n'a pas été discuté avec elle. J'ai interviewé Clotilde dans l'épisode 7 du podcast Gardiens de la Naissance, juste après avoir partagé le puissant récit de son mari dans l'épisode 6. Elle parle de tout ça, et aussi de ce que ça a coûté, dans leur couple, d'en arriver là. L'épisode sur @Fountain : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2 #grossesse #accouchement #parenting #nostrfr #value4value #maternity #couple #twins #birth #doula #father
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Mama_ourse 4 months ago
Oups, je crois que j'ai fait caca. Non ce n'est pas une erreur de titre. C'est littéralement le sujet dont je veux parler aujourd'hui. Parce que c'est un de ceux qu'on aborde rarement avant un accouchement alors que son impact est réel. Sur le déroulement du travail. Sur le vécu de la femme. Sur la réaction du partenaire. Quand une femme ne sait pas que c'est possible, elle accueille son bébé avec un sentiment de honte. Quand elle le sait mais en a peur, elle se retient. Et se retenir pendant le travail, ça freine l'ocytocine. Ce qui ralentit les contractions. Ce qui peut complexifier l'accouchement. Tout ça pour un tabou. Après devenir parents, notre rapport à cette production de notre corps change. Car essuyer les fesses d'un autre être humain devient notre quotidien. Faire caca avec du public aussi (si tu ne connais pas la chanson de GiedRé à ce sujet, je t'invite à la chercher sur Youtube, c'est une pépite !). Puis, l'enfant grandit et les expériences plus ou moins insolites aussi. Mais avant… c'est souvent le grand néant à ce sujet, encore plus que le sexe et l'argent. Et le partenaire dans tout ça ? Si personne ne l'a préparé à ce qu'il va voir, sa réaction, même involontaire, peut impacter le travail d'elle. Son cerveau en mode survie capte tout. J'ai écrit une newsletter complète sur le sujet cette semaine. La mécanique de ce qui se passe. L'impact improbable sur la santé du bébé. Et même la beauté de tout cela. Et, bien-sûr, la conversation de couple à avoir avant, parce que ce n'est pas du tout juste une conversation sur le caca. 👉 C'est par ici : www.susananunes.com/newsletter #accouchement #naissance #physiologie #ocytocine #poop #nostrf #sagesfemmes #microbiome image
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Mama_ourse 4 months ago
Il y a un angle mort dans toute la conversation sur le baby clash. On s'inquiète, à juste titre, pour les couples qui se séparent. Pour les adultes qui vivent une crise. Pour les familles qui se recomposent. Mais ces 50% de couples qui clashent, ce sont aussi 50% de bébés qui naissent dans un contexte de tension. De conflits. De silences lourds. D'épuisement et de détresse à peine masqués. Et le bébé, lui, capte tout. Son système nerveux est en construction. Il se calibre littéralement sur l'environnement émotionnel dans lequel il arrive. C'est tout un changement sociétal qui est en train de s'opérer. Comment sera une société dont les racines reposent sur de l'insécurité émotionnelle vécue si tôt ? Ce texte n'est pas là pour culpabiliser qui que ce soit. Je sais à quel point ça peut être un vrai défi pour les couples. C'est courageux de quitter une relation qui ne fonctionne plus, de se choisir. Et traverser une période de tension en post-partum, ce n'est pas un échec car c'est souvent inévitable. Ce texte est là pour interroger. Comment sommes-nous arrivés là ? Et ces 50% de couples qui clashent en plein post-partum, est-ce une vraie fatalité ? Je n'y crois pas. Je suis convaincue que si ça clashe aujourd'hui plus qu'avant, ce n'est pas juste parce qu'avant on encaissait plus ou qu'on acceptait de rester dans des relations dysfonctionnelles par convention. En prenant un Xanax et en mettant le sujet sous le tapis, comme on m'a dit cette semaine. Je suis convaincue que c'est aussi parce qu'on manque de préparation. On n'a plus de rites de passage. Plus de village. La mère se retrouve souvent seule face à un bouleversement identitaire total. Le père, lui, arrive dans un rôle qui a radicalement changé. Et c'est une bonne nouvelle : vivre avec des pères absents, ça n'a pas été vraiment un cadeau pour beaucoup d'enfants. Mais on n'a pas forcément les clés. Ce n'est pas inné de vivre ce qui n'a jamais vraiment été vécu par les générations précédentes. Il n'a pas eu de modèle de père présent. Elle n'a pas eu de modèle de mère soutenue. Et ils se retrouvent tous les deux, épuisés, amoureux mais dépassés, à réinventer quelque chose sans mode d'emploi. Si tu es en projet bébé ou si tu accompagnes des futurs parents, j'ai créé un quiz : "Mon couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?", avec un mini-accompagnement gratuit de 9 semaines par mail. Chaque semaine, un sujet à aborder en couple et une action concrète à réaliser ensemble. Demande-moi le lien en commentaire ou en MP si cela t'intéresse :) #parenting #parentalitée#babyclash #postpartum #couple #maternite #nostrfr image
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Mama_ourse 5 months ago
En plusieurs années à travailler autour de la naissance, j'ai rarement entendu un homme parler de l'accouchement de cette façon. Patrice est gérant de garage. Père de trois enfants. Il n'avait jamais voulu être père. Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, il raconte comment ses jumeaux sont nés dans les toilettes de son appartement, comment il a clampé deux cordons avec des pinces à sac congélation, et comment il a refusé que le SAMU emmène sa femme et ses bébés dans deux ambulances séparées. Mais ce qui m'a le plus frappée dans son récit, c'est cette phrase : "En tant que papa, tu ne sers à rien pendant l'accouchement. Faut juste être là." Et il ajoute : "C'est très difficile." C'est une description précise d'une compétence rare. Être une présence stable, sans paniquer, quand ta femme est en plein travail — c'est probablement l'une des choses les plus difficiles qu'un homme puisse faire. Parce qu'être là sans agir, pour quelqu'un habitué à résoudre les problèmes, c'est contre-intuitif. Parce que garder sa propre peur sous contrôle, sachant que la femme va la capter, sachant que son stress à lui peut bloquer le travail — c'est une connaissance que la plupart des hommes n'ont tout simplement pas. Ce que Patrice a appris, c'est ce que j'essaie de transmettre dans ce podcast et plus globalement dans le défi audio : le rôle du partenaire le jour de l'accouchement n'est pas spectaculaire. Il est fondamental. Pas sauveur. Gardien. L'épisode complet est disponible dans Fountain : Et si tu connais un futur père qui pourrait en avoir besoin - c'est le moment de le partager. #Paternity #NaissancePhysiologique #birth #Podcast #father #Maternity #parenting #GardiensDelanaissance #Accouchement #Naissance #Consentement #jumeaux #twins #fountain #value4value @Fountain image