Clotilde était enceinte de jumeaux. Le gynéco voulait lui prescrire une injection pour la maturation des poumons. Elle n'était pas en menace d'accouchement prématuré, elle avait des questions, elle voulait peser le pour et le contre.
Son mari Patrice était là. Il a dit : "On prend les papiers, on réfléchit, on revient vers vous." Le médecin s'est senti vexé.
Ce n'est pas une histoire contre le corps médical. C'est une histoire sur ce que ça veut dire, concrètement, d'être présent pour sa femme pendant une grossesse.
Pas présent comme "je viens aux échographies". Présent comme : je connais son projet, je comprends ses droits et, quand elle est en position de vulnérabilité face à un praticien, je suis là pour que la décision soit éclairée, pas précipitée.
Clotilde est doula. Elle accompagne des couples vers la naissance depuis des années. Et elle dit quelque chose que j'entends rarement formulé aussi clairement : "si j'avais été seule ce jour-là, j'aurais probablement cédé".
Car elle était en position de fragilité, sous la pression de quelqu'un en blouse blanche qui attendait une réponse tout de suite.
La place du père pendant la grossesse, on en parle souvent en termes de présence émotionnelle. Rarement en termes de protection concrète.
Pourtant c'est peut-être là que ça se joue le plus, dans ces rendez-vous où le temps presse, où le jargon intimide, où la femme enceinte est seule face à un protocole qui n'a pas été discuté avec elle.
J'ai interviewé Clotilde dans l'épisode 7 du podcast Gardiens de la Naissance, juste après avoir partagé le puissant récit de son mari dans l'épisode 6. Elle parle de tout ça, et aussi de ce que ça a coûté, dans leur couple, d'en arriver là.
L'épisode sur @Fountain : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
#grossesse #accouchement #parenting #nostrfr #value4value #maternity #couple #twins #birth #doula #father
Susana Nunes
npub1vgzv...thel
Maman et entrepreneuse
✍️ J'écris sur la maternité & la paternité
🎙️ Créatrice du podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
Oups, je crois que j'ai fait caca.
Non ce n'est pas une erreur de titre.
C'est littéralement le sujet dont je veux parler aujourd'hui. Parce que c'est un de ceux qu'on aborde rarement avant un accouchement alors que son impact est réel. Sur le déroulement du travail. Sur le vécu de la femme. Sur la réaction du partenaire.
Quand une femme ne sait pas que c'est possible, elle accueille son bébé avec un sentiment de honte. Quand elle le sait mais en a peur, elle se retient. Et se retenir pendant le travail, ça freine l'ocytocine. Ce qui ralentit les contractions. Ce qui peut complexifier l'accouchement.
Tout ça pour un tabou.
Après devenir parents, notre rapport à cette production de notre corps change. Car essuyer les fesses d'un autre être humain devient notre quotidien. Faire caca avec du public aussi (si tu ne connais pas la chanson de GiedRé à ce sujet, je t'invite à la chercher sur Youtube, c'est une pépite !). Puis, l'enfant grandit et les expériences plus ou moins insolites aussi.
Mais avant… c'est souvent le grand néant à ce sujet, encore plus que le sexe et l'argent.
Et le partenaire dans tout ça ? Si personne ne l'a préparé à ce qu'il va voir, sa réaction, même involontaire, peut impacter le travail d'elle. Son cerveau en mode survie capte tout.
J'ai écrit une newsletter complète sur le sujet cette semaine. La mécanique de ce qui se passe. L'impact improbable sur la santé du bébé. Et même la beauté de tout cela.
Et, bien-sûr, la conversation de couple à avoir avant, parce que ce n'est pas du tout juste une conversation sur le caca.
👉 C'est par ici : www.susananunes.com/newsletter
#accouchement #naissance #physiologie #ocytocine #poop #nostrf #sagesfemmes #microbiome


Il y a un angle mort dans toute la conversation sur le baby clash.
On s'inquiète, à juste titre, pour les couples qui se séparent. Pour les adultes qui vivent une crise. Pour les familles qui se recomposent.
Mais ces 50% de couples qui clashent, ce sont aussi 50% de bébés qui naissent dans un contexte de tension. De conflits. De silences lourds. D'épuisement et de détresse à peine masqués.
Et le bébé, lui, capte tout. Son système nerveux est en construction. Il se calibre littéralement sur l'environnement émotionnel dans lequel il arrive.
C'est tout un changement sociétal qui est en train de s'opérer. Comment sera une société dont les racines reposent sur de l'insécurité émotionnelle vécue si tôt ?
Ce texte n'est pas là pour culpabiliser qui que ce soit. Je sais à quel point ça peut être un vrai défi pour les couples. C'est courageux de quitter une relation qui ne fonctionne plus, de se choisir. Et traverser une période de tension en post-partum, ce n'est pas un échec car c'est souvent inévitable.
Ce texte est là pour interroger. Comment sommes-nous arrivés là ? Et ces 50% de couples qui clashent en plein post-partum, est-ce une vraie fatalité ?
Je n'y crois pas.
Je suis convaincue que si ça clashe aujourd'hui plus qu'avant, ce n'est pas juste parce qu'avant on encaissait plus ou qu'on acceptait de rester dans des relations dysfonctionnelles par convention. En prenant un Xanax et en mettant le sujet sous le tapis, comme on m'a dit cette semaine.
Je suis convaincue que c'est aussi parce qu'on manque de préparation. On n'a plus de rites de passage. Plus de village.
La mère se retrouve souvent seule face à un bouleversement identitaire total.
Le père, lui, arrive dans un rôle qui a radicalement changé. Et c'est une bonne nouvelle : vivre avec des pères absents, ça n'a pas été vraiment un cadeau pour beaucoup d'enfants. Mais on n'a pas forcément les clés. Ce n'est pas inné de vivre ce qui n'a jamais vraiment été vécu par les générations précédentes.
Il n'a pas eu de modèle de père présent. Elle n'a pas eu de modèle de mère soutenue. Et ils se retrouvent tous les deux, épuisés, amoureux mais dépassés, à réinventer quelque chose sans mode d'emploi.
Si tu es en projet bébé ou si tu accompagnes des futurs parents, j'ai créé un quiz : "Mon couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?", avec un mini-accompagnement gratuit de 9 semaines par mail. Chaque semaine, un sujet à aborder en couple et une action concrète à réaliser ensemble.
Demande-moi le lien en commentaire ou en MP si cela t'intéresse :)
#parenting #parentalitée#babyclash #postpartum #couple #maternite #nostrfr


En plusieurs années à travailler autour de la naissance, j'ai rarement entendu un homme parler de l'accouchement de cette façon.
Patrice est gérant de garage. Père de trois enfants. Il n'avait jamais voulu être père.
Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, il raconte comment ses jumeaux sont nés dans les toilettes de son appartement, comment il a clampé deux cordons avec des pinces à sac congélation, et comment il a refusé que le SAMU emmène sa femme et ses bébés dans deux ambulances séparées.
Mais ce qui m'a le plus frappée dans son récit, c'est cette phrase :
"En tant que papa, tu ne sers à rien pendant l'accouchement. Faut juste être là." Et il ajoute : "C'est très difficile."
C'est une description précise d'une compétence rare.
Être une présence stable, sans paniquer, quand ta femme est en plein travail — c'est probablement l'une des choses les plus difficiles qu'un homme puisse faire. Parce qu'être là sans agir, pour quelqu'un habitué à résoudre les problèmes, c'est contre-intuitif. Parce que garder sa propre peur sous contrôle, sachant que la femme va la capter, sachant que son stress à lui peut bloquer le travail — c'est une connaissance que la plupart des hommes n'ont tout simplement pas.
Ce que Patrice a appris, c'est ce que j'essaie de transmettre dans ce podcast et plus globalement dans le défi audio : le rôle du partenaire le jour de l'accouchement n'est pas spectaculaire. Il est fondamental. Pas sauveur. Gardien.
L'épisode complet est disponible dans Fountain : https://fountain.fm/episode/QtDqPBGnG1sz4WyokZzq
Et si tu connais un futur père qui pourrait en avoir besoin - c'est le moment de le partager.
#Paternity #NaissancePhysiologique #birth #Podcast #father #Maternity #parenting #GardiensDelanaissance #Accouchement #Naissance #Consentement #jumeaux #twins #fountain #value4value @Fountain


Hier, deux avions de chasse ont survolé ma maison.
Mes enfants sont rentrés en panique. Et moi aussi j'ai pleuré - en enchaînant des scénarios catastrophe dans la tête. Réaction excessive ? Peut-être en apparence.
En réalité : mon cerveau faisait exactement ce pour quoi il a été reconfiguré depuis que je suis mère.
Quand on devient parent - et qu'on est vraiment présent pour son bébé - des zones cérébrales liées à la vigilance et à la détection des menaces augmentent en volume. C'est visible au scanner. Ce n'est pas de l'anxiété pathologique. C'est une adaptation neurologique.
Ces changements touchent les mères. Mais aussi les pères présents. Et ils peuvent durer bien au-delà des premières semaines. Anna Roy, sage-femme, a d'ailleurs intitulé son livre "Le post-partum dure 3 ans" pour cette raison.
Ce que je trouve frappant : combien de professionnels de santé informent vraiment les futurs parents de ces transformations ? Combien d'entreprises adaptent leurs conditions de travail à cette réalité neurologique ?
Et dans le même temps, les rares professionnelles qui osent accompagner les familles en dehors du cadre strict - sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, créatrices de ressources sur l'accouchement physiologique - font face à des suspensions, des mises en demeure, des pressions institutionnelles.
La semaine dernière, Nina Narre, à l'origine du documentaire "Faut pas pousser" et de programmes d'accompagnement uniques en France pour les accouchements physiologiques, a reçu une mise en demeure de l'Ordre des Sages-Femmes lui demandant de cesser toute activité en deux semaines.
On peut débattre des cadres réglementaires. Mais difficile de ne pas se poser la question : qui protège-t-on vraiment, quand on réduit au silence ceux qui informent et accompagnent ?
Je travaille dans le champ de la périnatalité. Et je vois chaque semaine des parents qui arrivent à la naissance sans avoir jamais entendu parler de leurs droits, de la physiologie de leur corps, des choix qui s'offrent à eux.
Ce n'est pas une fatalité. C'est le résultat d'un système qui préfère l'efficacité au respect de l'individu.
La suite de cette réflexion - et des ressources pour aller plus loin - dans ma newsletter, chaque mardi :
#nostrfr #maternite #accouchement #parentalite #postpartum #droitsdesfemmes #santedesfemmes #grossesse #cerveaudesparents #neurosciencesparentales #accouchementphysiologique #sagefemme #empowerment #santementale #parentingconscient #parenting


Newsletter Susana Nunes
Si tu aimes mes contenus, voici un beau cadeau pour toi. Des textes profonds, sans tabou, sur la grossesse, l'accouchement, le post-partum, la pare...

Nicolas est éclairagiste pour le théâtre. Pas professionnel de santé, pas militant de la naissance physiologique. Juste un homme qui a décidé de se préparer en conscience à la naissance de son fils parce que sa compagne lui avait dit qu'elle avait besoin qu'il soit pleinement là.
Ils ont préparé un accouchement à domicile après une PMA. Autant dire qu'ils partaient de loin.
Ce qui m'a frappée dans son témoignage, c'est la précision de ce qu'il décrit.
Pendant les contractions dans le bain, il comptait en silence pour ne pas la stresser. Il envoyait des messages discrets à la sage-femme pour vérifier que tout allait bien, sans que sa femme le sache. Il cherchait comment lui transmettre de la confiance sans briser sa concentration.
Et quand leur fils n'a pas crié à la naissance, il a vécu une chute émotionnelle très violente - en quelques secondes, seul, sans pouvoir le montrer.
Ce que ça dit sur le rôle du partenaire dans une naissance, et plus largement dans toutes les transitions intenses de la vie : être présent ne suffit pas. La qualité de la présence change tout. Et cette qualité-là, ça se prépare.
On forme les gens à gérer des projets complexes, des équipes sous pression, des situations de crise. On ne forme presque jamais les futurs pères à traverser l'une des expériences les plus intenses de leur vie.
Nicolas a eu la chance d'avoir une sage-femme qui lui a laissé l'espace pour nommer ses peurs, une compagne qui lui a dit ce dont elle avait besoin, et des amis qui avaient vécu ça avant lui et qui lui ont tout raconté.
Tout le monde n'a pas cette chance.
C'est pour ça que Gardiens de la Naissance existe. Pour que ce qui s'est transmis dans ce salon un soir entre amis puisse arriver jusqu'aux pères qui n'ont personne pour leur dire.
L'épisode complet avec Nicolas est disponible sur Fountain → https://fountain.fm/episode/N4s1GIGFYd6OEtJi7ehc
Et si tu veux commencer à te préparer concrètement, le défi audio Gardien de la Naissance est par ici → www.gardiensdelanaissance.com
#paternite #naissance #accouchementadomicile #birth #parentalite #nostrfr #gardiendelanaissance #PMA #value4value @Fountain
À dilatation complète depuis six heures. Ma sage-femme et mon mari dans la pièce d'à côté. Et moi, seule dans la chambre, à rugir comme je n'avais jamais rugit de ma vie.
Et puis la fragmentation, cette expérience de déconnexion totale que certaines femmes traversent au pic du travail, peut-être liée à une sécrétion spontanée de DMT, une substance psychédélique naturellement produite par le cerveau.
Certaines femmes voient des paysages, survolent des volcans, revisitent des souvenirs enfouis. Moi, je suis redevenue un bébé dans le ventre de ma maman. J'ai décidé de naître de nouveau - cette fois par voie basse, moi qui suis née par césarienne. J'ai pleuré comme un nouveau-né un petit moment.
Ma sage-femme et mon mari m'ont dit plus tard que c'était extraordinaire ce qu'ils avaient entendu.
Mon fils est né peu après. Souvent je dis que cette version de moi qui est là aujourd'hui est née quelques minutes avant la naissance de mon fils. Littéralement. Que j'ai choisi de plonger et d'être ici et maintenant, juste avant lui.
Et la raison pour laquelle mon mari est parti au bon moment - pour me laisser l'espace de plonger - c'est qu'il savait où j'en étais dans le vortex de la naissance. Ce concept développé par Karine Langlois, une sage-femme québécoise, qui cartographie le voyage intérieur de l'accouchement.
Pendant le travail, une femme n'a pas besoin de comprendre ce qui se passe dans son corps. Moi j'avais lu le vortex, j'avais la théorie en tête - et j'étais quand même paniquée, à essayer de raisonner quelque chose qui ne se raisonne pas.
Ce qui fait la différence, c'est ce que l'entourage sait.
Savoir que la phase où elle dit "je ne peux plus" est souvent le signe qu'elle est presque là. Savoir reconnaître la fragmentation - et la protéger dans le silence plutôt que de l'interrompre. Savoir tenir l'espace pendant qu'elle traverse - sans chercher à résoudre, sans ramener dans le rationnel.
Ce n'est pas inné. Ça s'apprend.
Si tu connais des futurs parents qui préparent une naissance - partage. Et si tu veux lire l'article complet sur le vortex et ce que ça change pour l'accompagnement, il est dans ma newsletter : www.susananunes.com/newsletter
#NaissancePhysiologique #Accouchement #GardiensDelaNaissance #VortexDeLaNaissance #Périnatalité #PréparationNaissance #ParentalitéConsciente #SantéFemme #NaissanceRespectée #Maternité #DMT #psychadelics #birth #nostrfr
Il y a des témoignages qui nous rappellent qu'on a le droit de choisir. Dans le dernier épisode du podcast Gardiens de la Naissance, j'ai interviewé Jean-Luc, père de 4 enfants. Et son récit m'a vraiment remuée.
Parce que Jean-Luc ne parle pas contre la maternité. Il ne juge personne. Il raconte juste son cheminement.
Les 3 premières naissances : maternité, péridurale, protocole classique.
Jean-Luc me le dit sans détour : "J'étais spectateur. Les médecins disaient à ma femme quoi faire. Moi, je suivais."
Il était là, oui. Mais pas vraiment acteur.
Et puis arrive le 4ème enfant, une surprise. Et une décision : accouchement à domicile. Et là, tout change.
Jean-Luc ne se contente plus de "tenir la main", il devient pilier.
Il prépare l'espace. Il accompagne chaque contraction. Il est son ancrage. Il protège leur bulle.
"On n'était que tous les deux. Et on vivait cette aventure ensemble jusqu'au bout."
Le bébé naît à 18h33, dans l'eau, à la maison. Et 5 minutes plus tard, les 3 autres enfants viennent rencontrer leur petit frère. Dans le salon. Près du feu.
"Ce moment-là, c'était d'une intensité rare."
Ce que Jean-Luc nous rappelle :
✅ On a le droit de se poser des questions
✅ On a le droit de ne pas juste "suivre le protocole"
✅ Se préparer à la naissance, c'est pour les deux
✅ L'accouchement peut être un moment de puissance, pas de soumission
Je ne dis pas que l'accouchement à domicile est LA solution. Chaque femme, chaque couple, chaque naissance est unique.
Mais ce que je défends, c'est qu'on doit avoir le choix. Le vrai choix. Celui qui vient de l'information, de la préparation, de la réflexion.
👉 L'épisode sur Fountain : https://fountain.fm/episode/tpYBckwwYmLcvzG1VhjL
#Paternite #NaissanceRespectee #AccouchementaDomicile #NaissancePhysiologique #PreparationNaissance #Podcast #GardiensDeLaNaissance #baby #birth #TémoignagePère #Nostrfr #fountain #value4value
@Fountain


J'ai passé des heures sur mon premier projet de naissance. Deux pages hyper denses (j'avais même revu les marges pour que ça passe !). Tous les scénarios prévus. J'étais rassurée.
Le jour J ? Je ne sais pas si quelqu'un l'a lu vraiment.
Pire : j'ai découvert que certains gestes sont pratiqués "par défaut" sans qu'on te demande ton avis. Comme la délivrance dirigée – cette injection d'ocytocine de synthèse juste après la naissance, même si tu viens d'enfanter naturellement.
Ma sage-femme m'a dit plus tard : "Ah oui, la délivrance dirigée, on la fait systématiquement. Si vous ne voulez pas, il faut l'écrire explicitement." Mais déjà... il fallait le savoir ?
Moment de révélation : le problème n'était pas mon projet de naissance.
C'était ma stratégie.
Car le projet de naissance ne garantit RIEN s'il n'est qu'un papier remis à la maternité. Pourquoi ?
→ L'équipe de garde ne sera probablement pas celle qui t'a suivie
→ Les salles peuvent être pleines, l'équipe débordée
→ Chaque maternité a ses protocoles "par défaut"
→ Certains gestes sont pratiqués sans qu'on te demande ton avis
Et pourtant, le projet de naissance reste l'outil le plus puissant de préparation.
Mais pas pour les raisons qu'on nous raconte.
Contrairement à ce que je croyais, le projet de naissance n'est pas une sorte de contrat avec l'équipe médicale. C'est un outil de préparation pour TOI. Pour ton COUPLE. Mais seulement si tu sais comment l'utiliser.
J'ai découvert 3 conditions essentielles que personne ne m'avait expliquées. Sans elles, ton projet de naissance ne te servira probablement à rien :
- Condition 1 : Savoir ce qui est VRAIMENT important pour toi (pas ce que tu crois devoir accepter)
- Condition 2 : Connaître les protocoles de TA maternité et les arguments médicaux
- Condition 3 : Et la plus importante... celle que presque tout le monde oublie, dans ma prochaine newsletter !
Un rappel légal important : le consentement éclairé, c'est la LOI. Article L1111-4 du Code de la santé publique : aucun acte médical ne peut être pratiqué sans ton consentement. La loi Kouchner : tu as le droit de refuser, même si l'équipe pense que c'est dans ton intérêt.
Dans ma prochaine newsletter, je reviens sur :
- Pourquoi la plupart des projets de naissance échouent
- Les 3 conditions essentielles (en détail)
- La checklist des questions essentielles à poser à la maternité
- Le paradoxe Michel Odent qui m'a bouleversée
- Comment préparer ton partenaire à être ton gardien
📧 Inscris-toi à ma newsletter pour y avoir accès
Le lien est dans mon profil (ou envoie-moi un message, je te l'envoie directement).
Ton accouchement, tes choix, ton pouvoir.
#AccouchementRespect #Consentement #ProjetDeNaissance #Empowerment #AccouchementNaturel #FutursParents #DroitsDesFemmes #AccouchementPhysiologique #Maternite #Birth #Pregnancy #Nostrfr


L'écart de salaire entre hommes et femmes passe de 7 % sans enfant à 22 % avec enfant.
Tu as bien lu. L'écart TRIPLE avec l'arrivée d'un bébé.
La fameuse « pénalité maternelle ».
Et en partie à cause de 3 idées reçues qui sont FAUSSES :
- 50/50, c'est équitable
- le PACS est aussi bien que le mariage
- il faut travailler dur pour gagner sa vie
Beaucoup de mères se retrouvent dans une situation de dépendance économique, sans comprendre comment elles en sont arrivées là.
Tellement le cheminement est fait de conventions sociales et de non-dits.
Et, en cas de séparation, leur niveau de vie chute de 20 %, alors que celui de leur partenaire augmente.
Si tu veux t'outiller sur ce sujet, que ce soit pour trouver des solutions pour commencer à épargner ou à investir, ou alors pour comprendre ce qui te bloque financièrement, rejoins-moi au Sommet de la Souveraineté Financière des Mères, qui a lieu dans quelques jours.
Mon intervention porte sur le transgénérationnel et l'argent : comment l'histoire de nos parents et grands-parents impacte notre relation à l'argent aujourd'hui, et surtout comment s'en libérer pour construire une relation plus apaisée.
Parce que tant qu'on ne comprend pas d'où viennent nos blocages, on continue de se saboter.
Le sommet, c'est :
→ un événement 100 % gratuit, en ligne
→ des intervenantes de qualité sur des sujets concrets
→ des outils pour transformer ta relation à l'argent
Lien d'inscription :
#SouveraineteFinanciere #Maternite #egaliteFemmesHommes #IndependanceFinanciere #educationFinanciere #nostrfr #money #maternity

Sommet virtuel du 13 au 19 février 2026
Sommet virtuel " Souveraineté financière: comprendre, anticiper et saisir les opportunités pour devenir financièrement libre"

50 % des couples envisagent de se séparer dans la première année après la naissance de leur enfant. Et 25 % finissent par le faire.
La moitié.
Pas parce qu’ils ne s’aiment plus. Pas parce que « un bébé, ça passe ou ça casse », comme me l’a dit un jeune papa récemment.
Mais parce qu’on ne les a jamais préparés à ce qui les attend vraiment.
Il y a quelques mois, j’ai créé un quiz pour les couples en projet bébé, pour les aider à identifier leurs zones de fragilité.
Je ne m’attendais pas du tout au succès qu’il allait rencontrer.
J’ai d’abord bricolé un simple formulaire. Puis j’ai été dépassée par la suite des événements et j’ai dû le réduire à une version PDF… qui, malgré tout, continuait d’avoir beaucoup de succès.
Depuis cette semaine, je suis toute en joie. J’ai la chance d’avoir un mari autodidacte, passionné de challenges techniques, qui croit profondément en moi. Et qui m’a offert une toute nouvelle version de ce quiz ✨
Portée par l’excitation de la nouveauté, j’ai aussi étoffé le guide qui l’accompagne : un parcours en 10 étapes, à raison d’une par semaine, pour aborder chaque sujet en profondeur, avec à chaque fois des passages à l’action concrets et pratiques.
Oui, je sais. C’est sans doute un peu trop pour un outil gratuit. Peut-être qu’un jour je l’intégrerai à mon modèle économique.
Mais en attendant, si tu es en projet bébé, il est tout neuf, tout beau, et accessible en un clic :
#FutursParents #PreparationNaissance #VieDeCouple #ChargeParentale #ParentaliteConsciente #CoupleEtParentalite #PostPartum #CoParentalite #ProjetBebe #CongeParental #nostrfr #parenting
Quiz couple
Ton couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?
Un quiz rapide et plein de ressources pour se préparer ensemble.
Près d'un couple sur deux traverse une crise ou se sépare dans l'année qui suit l'arrivée d'un bébé.
On parle beaucoup du baby blues. De la fatigue. De la charge mentale. Mais très peu de la sexualité en postpartum. Comme si c'était secondaire. Comme si ce n'était pas assez important pour mériter qu'on s'y attarde.
Pourtant, la sexualité est un puissant vecteur de connexion, de communication dans le couple.
Dans le nouvel épisode du podcast Gardiens de la Naissance, j'ai invité Roxane, créatrice de Maternité Sauvage et accompagnatrice en sexualité sacrée.
Elle a vécu exactement ce dont je parle.
Son premier accouchement a été traumatique. Cette expérience l'a complètement coupée de son corps et de sa sexualité : "C'était une déconnexion totale. Mon énergie sexuelle avait disparu."
Le silence s'est installé dans son couple. Pas parce qu'ils ne s'aimaient plus. Mais parce qu'ils ne savaient pas comment en parler.
Puis sa deuxième fille est née à la maison. Une naissance libre, choisie, puissante. Et ça a rallumé quelque chose en elle.
C'est après cette naissance qu'elle a découvert les pratiques taoïstes et la sexualité sacrée avec son mari. Une révélation qui a transformé leur couple.
Ce qu'elle partage dans cette conversation :
1. Ce qui change dans le corps d'une femme après avoir enfanté
2. Pourquoi le silence s'installe
3. Le modèle de sexualité qu'on nous a vendu ne fonctionne pas
4. Le toucher sensuel vs le toucher sexuel
5. Le concept taoïste de "garder la marmite frémissante"
6. Il n'y a pas de délai "normal"
Comme Roxane, je suis convaincue que le postpartum peut être une opportunité.
Une opportunité de redécouvrir son corps. De réinventer l'intimité avec son partenaire. De construire quelque chose de plus profond.
Mais pour ça, il faut briser le silence. Il faut oser dire : "Voilà où j'en suis. Voilà ce dont j'ai besoin."
Si vous êtes parents ou futurs parents, je vous invite à écouter cet épisode. Seul·e ou en couple.
Cette conversation peut être le début de quelque chose de plus grand. Une intimité retrouvée. Une sexualité réinventée.
🎧 Épisode 3 du podcast Gardiens de la Naissance, disponible sur toutes les plateformes.
À propos de moi : Je suis Susana, créatrice du podcast Gardiens de la Naissance. J'accompagne les futurs pères et les couples à se préparer ensemble à l'arrivée de leur bébé.
#postpartum #parentalite #couple #sexualite #intimite #naissance #maternite #paternite #podcast #gardiendelanaissance #nostrfr #sex


Quand j'ai appris que j'étais enceinte d'un garçon, c'était un choc. Je m'étais projetée comme maman de filles mais jamais de garçons. Et honnêtement les modèles d'hommes autour de moi me faisaient peur…
J'ai donc passé beaucoup de temps à me former. Merci à Elodie Da Silva pour ses newsletters si qualitatives. Et à Aurélia Blanc pour son livre "Tu seras un homme féministe mon fils".
Car clairement élever un garçon (ou des enfants en général !), ce n’est pas simple aujourd'hui.
Entre nature et culture, on navigue dans un terrain subtil.
Personnellement, la question m'est arrivée tout de suite : comment éduquer mon petit garçon pour qu’il devienne un homme doux, respectueux, capable d’exprimer ses émotions, féministe… sans nier ses besoins physiologiques, son énergie, sa façon d’apprendre. Sans l'empêcher d'être fort ?
Parce qu’au-delà des discours idéologiques, la science le confirme : il existe des différences physiologiques et développementales entre les garçons et les filles.
👉 Les garçons ont souvent un besoin de mouvement plus important, un apprentissage plus kinesthésique, une régulation du stress qui passe par l’activité physique.
👉 Le jeu physique pour eux n’est pas un “défouloir”, mais un canal d’apprentissage majeur.
👉 Le système scolaire actuel pénalise souvent ces besoins, créant stress, agitation, diagnostics précoces.
Mais reconnaître ces différences ne signifie pas valider les stéréotypes.
Au contraire : c’est leur offrir à nos garçons, à nos hommes de demain, les conditions d’un épanouissement complet - humain, émotionnel, physique.
L’objectif n’est pas d’en faire “un homme fort” ou “un homme sensible”, mais de l’aider à devenir un homme libre, capable de s'écouter et écouter les autres. Capable d'exprimer ses émotions, sa vulnérabilité ET exprimer sa force, sa puissance.
--
Je suis Susana et je me pose (beaucoup) de questions sur la place de l'homme et des pères dans notre société patriarcale. J'ai créé le podcast Gardiens de la Naissance pour donner de la place à leurs récits personnels intimes dont on manque cruellement aujourd'hui.
#education #masculinites #parentalite #boys #kids #parenting #famille #nostrfr


J'étais enceinte de ma première fille et inscrite au CHU, une maternité de niveau 3. Dans ma tête : sécurité maximale, surtout que ma fille était en siège.
Je me disais que c'était une grande structure, "ils ont sûrement l'habitude, ils vont savoir m'accompagner."
Sauf que voilà ce qui s'est passé :
→ Proposition de césarienne d'emblée (alors que la césarienne a plus de risques qu'un accouchement par voie basse d'un bébé en siège)
→ Radio du bassin imposée (alors que ces mesures n'ont aucune valeur prédictive)
→ Accord pour la voie basse… sans vra soutien car aucune personne du personnel était vraiment formée pour accompagner un accouchement physiologique d'un bébé en siège.
Ce jour-là, j'ai compris que le niveau d'équipement d'une maternité ne dit rien sur sa capacité à accompagner la physiologie.
Puis, l'été dernier, j'ai visité Bumi Sehat à Bali. Une clinique associative à prix libre. Zéro comparaison avec nos structures ultra-équipées.
Leurs statistiques ? Bluffantes.
- Utilisation d'instruments quasi inexistante
- Transferts en urgence rarissimes
- Taux de césariennes extrêmement bas
Leur secret ? Ils respectent la physiologie. Vraiment. Profondément. Au point que même quand le bébé est en détresse, ils ne se pressent pas pour couper le cordon et l'éloigner de la mère. Au contraire, ils utilisent même le cordon comme un moyen de pomper sur le placenta et réanimer le bébé de manière physiologique.
Alors je me pose la question : qu'est-ce qui réduit vraiment les risques ?
Multiplier les surveillances et générer du stress ?
Ou respecter le corps, accompagner la physiologie, créer un environnement de confiance ?
Je précise : je ne suis pas contre l'hôpital. Quand il y a une vraie complication, le plateau technique sauve des vies.
Mais je suis convaincue que nous sommes allés trop loin dans la médicalisation systématique.
Cette quête du risque zéro par la technologie a créé de nouveaux risques : interventions en cascade, complications iatrogènes, traumatismes de naissance.
Le choix de la maternité influence profondément le vécu de grossesse, d'accouchement et de post-partum.
Et surtout, on a le droit de droit de changer quand on ne se sent pas écouté.e ou respecté.e.
De changer de sage-femme. De gynécologue. De maternité.
Pour aider les futurs parents dans ce choix, j'ai créé une checklist complète des questions à poser + un générateur de projet de naissance personnalisé (le plus complet disponible gratuitement à ce jour).
👉 Inscris-toi à ma newsletter pour accéder à l'article complet + recevoir les outils gratuits :
#Maternite #Grossesse #Accouchement #Nostrfr #birth #pregnancy

Newsletter Susana Nunes
Si tu aimes mes contenus, voici un beau cadeau pour toi. Des textes profonds, sans tabou, sur la grossesse, l'accouchement, le post-partum, la pare...
Dans mon dossier médical de maternité, il est écrit : "a mal vécu son séjour à la maternité".
Pas "a été mal accompagnée".
Pas "aurait eu besoin de plus de soutien".
Non. J'ai mal vécu.
Comme si c'était MA faute. MA responsabilité. MON échec.
Pourtant, j'avais suivi tous les cours de préparation. Même fait des préparations complémentaires réputées.
Une amie médecin m'a parlé aussi de son dossier : "très agitée, risque de dépression post-partum", alors qu'elle était juste en colère parce qu'on avait jeté son colostrum et donné du lait artificiel à son bébé sans lui dire.
Alors pourquoi cette responsabilisation systématique des mères ?
Parce que reconnaître l'inadaptation du système, c'est s'engager dans un combat de plus :
- Plus de moyens pour les hôpitaux
- Plus de sage-femmes
- Des formations renforcées à la physiologie
- Un vrai accompagnement émotionnel
Les soignant.e.s sont déjà épuisé.e.s, sous-payé.e.s, surchargé.e.s.
Je ne leur en veux pas personnellement.
Mais je refuse qu'on continue à faire porter aux mères la responsabilité d'un système défaillant.
Ce qu'on oublie c'est que les femmes n'ont jamais eu à affronter un enfantement et un post-partum isolées, sans village de soutien.
Physiologiquement, ce n'est pas normal.
D'où les taux alarmants de dépression post-partum aujourd'hui en France, ainsi que de suicides maternels (la première cause de décès des jeunes mamans).
Pourtant, il existe des pistes.
Depuis 5 ans je me creuse la tête : comment bien vivre son accouchement et son post-partum dans ces conditions ?
J'ai identifié 2 pistes essentielles qui peuvent vraiment changer la donne. Et non, je ne parle pas de techniques de respiration ni de préparations à la naissance coutant plusieurs centaines d'euros.
Je parle de 2 choses simples que tout couple peut mettre en place, indépendamment de ses moyens. Et qui font TOUTE la différence.
👉 Inscris-toi à ma newsletter pour recevoir l'article complet où je détaille les 2 pistes, immédiatement applicables :
#Maternite #PostPartum #Accouchement #Parenting #MamaWarrior #Nostrfr #birth

Newsletter Susana Nunes
Si tu aimes mes contenus, voici un beau cadeau pour toi. Des textes profonds, sans tabou, sur la grossesse, l'accouchement, le post-partum, la pare...
« Je suis désolé… je ne voulais pas pleurer. »
C’est ce que me dit un jeune père en plein milieu de notre entretien. Il me raconte l’enfantement de sa femme, et surtout ces quelques secondes où leur bébé n’a pas respiré tout de suite. Ce n’était pas long. Sa femme ne s’en est même pas rendu compte. Le bébé allait bien.
Mais pour lui, c’était une éternité. Un moment où il s’est senti totalement impuissant.
Il baisse les yeux, il essaie de reprendre son souffle, et il s’excuse. S’excuser de pleurer alors qu’il a vécu un choc immense. S’excuser de ressentir quelque chose de profondément humain. C’est une scène que je vois souvent : dès que l’émotion déborde, beaucoup de pères se reprennent très vite. Comme si ce n’était pas légitime. Comme si leur vécu passait automatiquement en second plan.
Parce que « ce n’est pas eux qui accouchent ».
Parce que « tout s’est bien terminé ».
Parce que leur rôle, on leur dit, c’est d’assurer, de tenir, de soutenir. Et surtout, de ne pas s’effondrer.
Sauf que devenir père, ce n’est pas juste être le pilier à côté. C’est traverser des moments intenses, parfois violents, parfois magiques, souvent bouleversants. Et les jeunes pères ont très peu d’espaces pour en parler. Souvent aucun, en fait.
C’est pour cette raison que j’ai créé Gardiens de la Naissance.
Pour que les futurs et jeunes pères puissent enfin déposer ce qu’ils vivent.
Pour qu’ils puissent se sentir soutenus, considérés, accompagnés.
Et pour leur donner des clés concrètes afin de mieux soutenir leur partenaire, leur couple, leur famille - sans s’oublier eux-mêmes dans le processus.
Parce qu’un père accompagné, c’est une famille plus solide.
Cherche "Gardiens de la Naissance" dans n'importe quelle app de podcast ou demande-moi le lien en commentaire :)
#paternité #naissance #parentalité #accompagnementpérinatal #doula #jeunespères #famille #postpartum #vulnérabilité #gardiensdelanaissance


"Les pères aussi souffrent. Mais personne ne leur demande comment ils vont."
Somsac a perdu son père à 5 ans. Il n'a jamais eu de modèle paternel.
Avant la naissance de son premier fils, sa compagne a fait deux fausses couches.
Il m'a dit : "Je pensais pas m'attacher aussi rapidement. Mais je me suis beaucoup projeté. À chaque fois, on changeait de prénom. Et quand c'est parti, c'est un rêve qui part."
Personne ne lui a demandé comment il allait. Il a ravalé sa tristesse. Il a coupé son ressenti. Il s'est dit qu'il devait être fort pour elle. Mais c'était difficile d'être présent pour les grossesses suivantes, trop peur de revivre une perte.
Puis, pour le premier accouchement, Somsac et sa compagne voulaient accoucher de manière plus naturelle. Normalement c'était OK avec la maternité et les sages-femmes les ont laissés faire, mais dans une posture de surveillance. Pas d'accompagnement. Plutôt : "Si vous faites une connerie, on rattrapera."
Somsac m'a dit : "On se sentait un peu démunis. On voulait plus de soutien, plus de compréhension. Mais on sentait qu'on sortait du cadre."
Puis il y a eu l'allaitement. Ou plutôt, l'impossibilité de le lancer.
Des sage-femmes qui leur ont donné de mauvais conseils. Qui ont été violentes avec sa femme épuisée.
L'allaitement a duré 48h alors que sa femme y tenait.
Enfin, pour le troisième enfant, ils ont choisi d'accoucher à la maison.
Et là, tout a changé.
Somsac a même réceptionné son fils. Il m'a dit : "C'est une autre sensation, une autre expérience. C'est vraiment moi qui l'ai touché en premier. C'est moi la première personne qui l'a pris dans les bras."
Ce que j'apprends tous les jours avec les interviews que je fais pour Gardiens de la Naissance c'est que les pères portent un poids invisible.
Celui de devoir être forts. De soutenir sans montrer qu'ils souffrent. De s'inventer un rôle sans modèle, sans mode d'emploi, souvent sans soutien.
Somsac m'a dit : "Au début, je me suis dit que ça viendrait, que ce serait instinctif. Et en fait, non."
Ce qui est instinctif, c'est de reproduire les modèles hérités. Même s'ils ne sont pas bons. Même s'ils ne correspondent pas à nos valeurs. Si on veut faire autrement, il faut reformater. Déconstruire. Réapprendre.
Et ça, personne ne nous le dit.
Je crois profondément que la naissance est un moment fondateur. Pas seulement pour les femmes. Aussi pour les pères. Et surtout pour un couple, une famille.
👉 Pour écouter l'épisode avec Somsac, cherche Gardiens de la Naissance sur n'importe quelle app de podcast. Ou demande-moi le lien en commentaire :)
#Paternite #Naissance #SanteMentale #Accouchement #FaussesCouches #ChargeEmotionnelle #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #parenting
#Paternite #Naissance #SanteMentale #Accouchement #FaussesCouches #ChargeEmotionnelle #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #parenting"Cette société ne soutient pas les jeunes parents"
C'EST FAUX.
Elle fait bien pire.
Elle interfère. Elle sabote. Elle leur rend la vie dure tout en prétendant faire le contraire.
Ne pas soutenir, ce serait les laisser seuls, les abandonner.
Or, ce n'est pas du tout ce qui se passe.
On est omniprésents dans leur vie. Mais cette présence n'est pas soutenante. Elle est contraignante, stressante, parfois violente.
Quelques exemples concrets :
Pendant la grossesse : On sur-médicalise, on stresse avec la notion de risque permanent, alors que physiologiquement, une grossesse a besoin de sérénité pour bien se dérouler.
Pendant l'accouchement : On met la pression dès le jour du terme pour déclencher, alors qu'on sait qu'il y a une marge d'erreur sur cette date et que le déclenchement sans indication médicale augmente les risques.
Pour l'allaitement : On dit "l'OMS recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois" tout en sabotant les projets d'allaitement dès la maternité avec des pratiques inadaptées, et en faisant reprendre le travail aux mères au bout de 10 semaines.
Pour le mode de garde : On dit "trouvez vite un mode de garde" alors que le choix est plus que limité et que les parents finissent par laisser leur bébé avec des personnes qu'ils ne connaissent pas.
Pour le congé parental : On dit "mais si vous voulez plus de temps, prenez un congé parental" alors qu'il est scandaleusement peu indemnisé : 428€ par mois maximum. Moins que le RSA (635€ pour une personne seule).
Je l'ai vécu : grossesse angoissante, accouchement et allaitement sabotés, difficultés énormes pendant le post-partum complètement minimisées.
Sur mon dossier, il est écrit : "a mal vécu son séjour à la maternité".
Comme si c'était de ma faute.
Alors que c'est le système qui est défaillant.
Somsac, père de 3 enfants, raconte lui aussi son parcours dans le dernier épisode de mon podcast Gardiens de la Naissance.
Il parle de l'impuissance ressentie en maternité, de l'allaitement saboté, des fausses couches dont personne ne lui a demandé comment il les vivait.
Et de l'accouchement à domicile de son troisième enfant, où il a enfin pu être pleinement présent.
Cette société ne se contente pas de ne pas soutenir les parents. Elle leur rend la vie dure.
Il est temps de le dire. Il est temps de changer les choses.
👉 Cherche "Gardiens de la Naissance" dans n'importe quelle plateforme de podcast ou demande moi le lien en commentaire
#Parentalite #SanteMentale #ViolencesObstetricales #Allaitement #CongeParental #PolitiquesFamiliales #Paternite #NaissancePhysiologique #Parenting #nostrfr
#Parentalite #SanteMentale #ViolencesObstetricales #Allaitement #CongeParental #PolitiquesFamiliales #Paternite #NaissancePhysiologique #Parenting #nostrfrCe que personne ne dit aux futurs parents sur la date du terme (spoiler : elle n'est pas si précise)
Quand on m'a annoncé la date de mon terme, j'ai juste noté l'information. J'étais heureuse d'avoir un repère, de pouvoir me projeter.
J'étais loin d'imaginer la marge d'erreur possible et ses conséquences.
Le déclic ? Une amie italienne enceinte en même temps. Sa maternité en Italie lui avait calculé un terme avec une semaine et demie de différence par rapport à sa maternité française.
Une semaine et demie !
Quand on sait que dès quelques jours de dépassement, la pression pour un déclenchement se fait sentir (et qu'on connaît tous les risques associés à un déclenchement... cette différence n'est pas anodine.
Voici ce que personne ne nous dit :
La date du terme est une date PROBABLE basée sur un calcul théorique. Elle est calculée sur un cycle régulier de 28 jours.
Or :
→ Nous n'avons pas toutes un cycle régulier
→ Nous n'avons pas toutes un cycle de 28 jours
→ Un stress ou un simple rhume peuvent perturber le cycle
→ Les études montrent des variations selon l'échographe qui vont jusqu'à 5/7 jours !
Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est le rôle crucial du partenaire dans les derniers jours. Et cela personne n'en parle non plus...
Pour que le travail se lance naturellement, il faut de la sérénité. Le stress freine la production d'ocytocine, l'hormone indispensable à l'accouchement.
Le rendez-vous à la maternité, le partenaire qui tourne en rond, la famille qui appelle tous les jours... tout cela freine le début du travail.
La posture du partenaire les deniers jours avant le terme est donc DÉTERMINANTE. Dans ma prochaine newsletter, je détaille comment, précisément, il ou elle peut jouer un rôle déterminant dans ces derniers jours et pas uniquement pendant l'accouchement.
Recevoir cette newsletter :
#Grossesse #Accouchement #Maternite #birth #futurfather #paternite #dadtobe #nostrfr #futurpapa


Newsletter Susana Nunes
Si tu aimes mes contenus, voici un beau cadeau pour toi. Des textes profonds, sans tabou, sur la grossesse, l'accouchement, le post-partum, la pare...

"On vole l’accouchement aux pères."
C’est une sage-femme qui me l’a dit. Elle a accompagné des accouchements à domicile pendant des années et préparait toujours les pères pour qu’ils puissent soutenir leur partenaire, même en cas de transfert à l’hôpital. Elle leur faisait faire des tableaux, connaître les différentes phases du travail, savoir quoi faire exactement à chaque étape. Selon elle, c’était indispensable : sans pères bien préparés, le risque de cascade d’interventions était trop important.
Mais elle ajoutait quelque chose qui m’a frappée : « C’est triste. Ce n’est pas leur rôle. Cette pression leur vole leur propre entrée dans la paternité. »
Et elle avait raison.
On demande aux pères d’être des remparts, des garants de sécurité, des soutiens permanents. Mais on leur laisse rarement l’espace pour vivre leur propre naissance intérieure. On leur demande d’être solides, informés, performants… mais pas vulnérables, comme s'ils n'étaient pas en train de se transformer eux-mêmes.
Et pourtant, cette transformation est essentielle. Devenir père, ce n’est pas juste accompagner, soutenir sa compagne. C’est un travail intérieur profond, un passage initiatique, une manière de se découvrir, de se relier à son enfant et de trouver sa place dans la famille.
Avec Gardiens de la Naissance, c’est exactement ce chemin que je propose aux futurs pères. Pas pour leur apprendre à “mieux gérer” un accouchement. Mais pour leur offrir un espace où ils peuvent vivre leur transformation, accueillir leurs émotions, trouver leur place, et soutenir leur partenaire sans s’effacer.
#paternite #parentalite #naissance #doula #accouchement #postpartum #famille #parentalite #nostrfr