Systemd ajoute un truc qui rappelle de vieux souvenirs de « Linux Maximalist » 👀
2010 ? Mon Dieu le coup de vieux…
Systemd, c'est un peu l'anneau unique du monde Linux :
« Un processus pour les gouverner tous,
Un processus pour les trouvé,
Un processus pour les amener et tous
Et dans les ténèbres les lier
Au cœur du Terminal où s'étend l'autorité de Lennart. »
Lennart Pottering est le créateur de Systemd. En 2010, il a lancé ce projet dans le but d'unifier et harmoniser le fonctionnement des processus sous Linux : interfaces, journaux de logs, scripts de démarrage et démonisation,… Tout y est passé.
« Le but est de démarrer moins de choses et de paralléliser plus. »
Systemd devait permettre de gagner en performance en parallélisant le démarrage des processus, en recodant pas mal d'outils en C, alors qu'ils étaient écris en Bash, etc.
Par contre Systemd a créé la controverse, au point où les « Linux maximalistes » ont commencé à troller (parfois sévèrement) Lennart.
Sans être un maximaliste, j'étais (et je suis toujours) très attaché à la philosophie Linux, et notamment un principe : un programme, une tâche, et qu'il l'a fasse bien.
Fondamental, ce principe stipule que chaque programme sous Linux doit s'occuper d'une et une seule tâche : cat lit sur l'entrée standard, top montre les processus, etc. Chacun son job.
Et Systemd contrevient (allègrement) à ce principe : il a été développé comme un programme monolithique, intégrant de nombreuses fonctionnalités liées aux processus (e.g. journalctl), puis la gestion de l'affichage (pour remplacer notre vieux serveur X, etc.
À tel point que les pires trolls du monde Linux se demandait quand sortira la commande coffeed.
Lennart Pottering, de son côté, s'est defendu en considérant que la philosophie de Linux, cette bonne, était dépassée avec les gains de performance des systèmes modernes, et inadapté aux besoins de parallélisation des processus.
Malgré les lever de bouclier des puristes, systemd a été adoptés par un nombre croissant de distributions, comme Ubuntu, Red Hat, Suse, Debian,… et même Archlinux.
Aujourd'hui, je vois arriver cette nouvelle :

GitHub
Build software better, together
GitHub is where people build software. More than 150 million people use GitHub to discover, fork, and contribute to over 420 million projects.
En clair, cette modification permet d'enregistrer l'âge de l'utilisateur, afin qu'un programme lancé par cet utilisateur puisse récupérer et vérifier cette information (en plus de l'adresse e-mail, du lieu de résidence, de la langue, etc.).
Dans le contexte actuel, impossible de ne pas faire le lien avec le contrôle de l'âge qu'on veut nous imposer pour aller sur Internet.
Est-ce qu'on veut nous imposer un contrôle similaire jusqu'à notre système Linux ?
Bonne question. Apparemment, systemd apporte juste une possibilité aux applications qui souhaitent en faire usage, mais ce n'est pas une obligation : c'est juste un nouvel attribut, pouvant rester vide, ajouté aux donnés de l'utilisateur (c'est le cas de beaucoup de donnés utilisateurs sous Linux). Il ne peut pas être modifié par un utilisateur lambda, seulement un admin du système.
Rien de plus.
Bref, au delà du rappel de vieux souvenir, et le réflexe pavlovien dû au contexte actuel, difficile de tirer des conclusions.
À partir de maintenant, reste à voir qui va s'en servir, et pour quoi.